mardi 30 août 2016

Jane Smiley - Nos premiers jours

Editeur : Rivages - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Carine Chichereau - Date de parution : Août 2016 - 587 pages dévorées ! 

Pour tout dire, j’ai failli abandonner ce livre. Pas l’abandon classique (pour moi) dans le sens où au bout de dix pages je laisse tomber parce que je n’accroche pas mais vu le nombre de descriptions techniques sur les plantations des cultures dans une cinquantaine de pages lues, j’ai failli reposer définitivement cette saga familiale. Mais j’avais envie de continuer à suivre Walter Langdon et sa femme Rosanna jeune couple ayant investi dans une ferme isolée de l’Iowa. Et pourtant au départ, je trouvais même ce couple assez fade. Leur histoire sans grand-intérêt ou assez commune : elle très croyante et lui toujours (pré)-occupé par sa ferme.

Malgré ce démarrage cahoteux, je me suis régalée à lire la suite. Car sur plus de trente années, on suit Walter et Rosanna, les enfants qu’ils ont, leur vie de famille liée à celle de la ferme. Les évolutions technologiques, l'impact du  changement de de la société et des mentalités,  les interactions avec l’Histoire mais aussi des aléas de différentes natures.
Les enfants grandissent et s’affirment dans des choix pour leur avenir. Et à leur tout deviennent des adultes et certains d'entre eux partent pour des grandes villes.

Très précis, ce roman bénéficie d’autres atouts. L’auteure sait insuffler des pensées, des sentiments à ses personnages de façon très adroite et en finesse. Il n’y a pas de rebondissements surprenants et pourtant ce roman est assez hypnotique car Jane Smiley à travers cette famille nous rend compte d’un quotidien et de l’histoire américaine.
Et je me suis surprise à m’attacher aux personnages, à tourner les pages avec entrain et à ressentir des émotions.
Il s'agit du premier volet d’une trilogie et j’ai très hâte de lire la suite !

Cette perspective dérangeait Walter d'une manière qu'il ne parvenait pas à formuler. Ce n'était pas qu'il fût étroit d'esprit, comme semblait le croire Rosanna. il ne craignait pas non plus que Frankie sois blessé ou brisé par le vaste monde, non, selon lui, il risquait d'apprendre toutes sortes de choses qui en fait élimineraient tous ses scrupules.

Au début, on se disait que les gens tels qu'Eloise, Franck et Lillian avaient fui, après, au bout d'un bon moment, on comprenait que c'était des éclaireurs. 
 
Le billet de Cathulu
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