mercredi 10 juillet 2013

Luigi Carletti - Six femmes au foot

Editeur : Liana Levi - Traduit de l'italien par Marianne Faurobert - Date de parution : mai 2013 - 274 pages sans temps mort! 

Il s'agit d'un match très attendu car le Milan AC et l'Inter vont jouer. Le stade est comble, une foule humaine rassemblée pour assister à cet événement. Si les supporters des deux équipes sont présents, d'autre spectateurs comme ces six femmes sont là mais pas pour le match. Letizia, Lola, Annarosa, Renata, Guendalina, Gemma attendent autre chose.

Annarosa accompagne son mari pour la première fois. Le foot, la foule : rien ne lui plaît. Le frère de son mari et sa femme sont là aussi. Les deux frères parlent foot et leurs épouses par solidarité féminine s'assoient l'une à côté de l'autre. Gemma est une habituée du stade. A plus de quatre-vingt ans, elle ne rate aucun match accompagné de la présence fantomatique de son mari. Lola chroniqueuse d'origine brésilienne va commenter pour la première fois à la radio et en direct ce match. Letizia est en mission particulière. Son but est un homme vêtu d'un blouson rouge et avec son équipe de police elle compte bien l'arrêter. Renata clouée dans un fauteuil roulant depuis son accident attend d'approcher un joueur en particulier. Et Guendalina, elle, veut se venger.

Au fil des pages, on découvre plus en détail ces six femmes et leurs attentions. Des femmes qui se remettent en question, blessées, qui ont des secrets ou qui vivent avec la peur au ventre ou dans le passé. Presque toutes ont un plan pour parvenir à leurs fins mais rien (ou presque) ne va se dérouler comme prévu.

Si le roman prend au départ le tournant d'une comédie où les situations sont passées au crible avec un humour corrosif, Luigi Carletti nous entraîne très habilement dans le roman policier. C'est vif, sans temps mort, on sourit tant le regard  de l'auteur est caustique et juste !  
Il nous dresse un portait de l'Italie d'aujourd'hui  et la  passion du foot  n'est pas oubliée mais je vous rassure nul besoin d'apprécier ce sport pour se délecter de ce roman ! Seul petit  bémol : j'ai trouvé que la fin était amenée trop vite.

Elle m'a pondu tout une théorie, la quarantaine du mâle, l'angoisse de la mort. Le syndrome de Peter Pan, elle appelle ça. Tu comprends, quand ils ne savent plus quoi dire ils dégainent des noms de dessin animé. Ne vous en  faites pas, qu'elle me dit. Les hommes sont comma ça. Veronica se tourne vers Greg puis se tourne vers Annarosa : Tu comprends, Nini? Et moi je dois faire avec. Je devrais me faire une raison en me disant que les hommes sont comme ça ! Mon mari est comme ça ! Peter Pan mon cul ! je vais le dégommer, moi, Peter Pan ! 

Les billets de  Mireille sur Babelio,  Mirontaine (merci !),  Sandrine.

Lu du même auteur   : Prison avec piscine  que j'avais beaucoup moins aimé.


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