vendredi 26 juin 2015

Rosa Montero - La Folle du logis

Éditeur : Métailié - Traduit de l'espagnol par Bertille Hausberg - Date de parution : 2004 - 200 pages complètement géniales et qui donnent envie de lire encore plus !

Précipitez vous sur le livre si n'est pas encore fait ! Keisha m'en avait parlé à plusieurs reprises et je la remercie d'avoir insisté car cet essai est brillant, bourré de réflexions et passionnant !
L'auteure nous parle d'écriture, d'écrivains, de l'imagination et cite  Rimbaud, Truman Capote, Tolstoï, Stevenson et bien d'autres encore. Et par des exemples, elle nous raconte ce lien qu'ils entretiennent avec l'écriture, la notoriété pour certains et ce qu'il a pu en découler et comment ils travaillent. Au passage, elle remet les pendules à l'heure en éclairant la vie de certaines épouses d'écrivain notamment Mme Tolstoï, se rebiffe contre le fait que les livres n'ont pas le temps de vivre, décrie que le valeur d'un livre se mesure au nombre d'exemplaires vendus, et nous donne son opinion sur les écrivains dites féministes.
Et l'ensemble est fluide, très fluide, avec des exemples ou des contre-exemples car elle parle d'elle d'également.

Ah, malicieuse Rosa Montero qui nous raconte trois fois la même histoire : sa rencontre avec un acteur M. dans les années 70 et  chaque fois, la version diffère. Et la folle du logis c'est-à-dire l'imagination selon Sainte Thérèse d'Avila? Rosa Montero lui rend hommage car elle est la source de l'écriture et elle omniprésente dans nos vies.

J'ai souri, j'ai noté plein de livres cités et j'ai tout aimé ! Passionnant, enrichissant, ce livre devenu hérisson m'a procurée des étincelles de plaisir et de bonheur car cet essai est complètement génial ! 

Parler de littérature, c'est donc parler de la vie; de la nôtre et de celle des autres, de bonheur et de la douleur. Et c'est aussi parler d'amour car car la passion est la plus grande invention de nos vies inventées, l'ombre d'une nombre, le dormeur rêvant qu'il dort. Et, tout au fond, au-delà de nos fantasmagories et de nos délires, momentanément contenue par cette poignée de mots comme la digue de sable d'un enfant barre la route des vagues sur la plage, la Mort, si réelle, montre le bout de ses oreilles jaunes. 

La réalité est toujours ainsi : paradoxale, incomplète, débraillée.

Lire, c'est vivre une autre vie.

Les billets de Cuné, Dominique, Keisha, MiorMiss LéoPhilisine...

Lu de cette auteure : Belle et sombre -Instructions pour sauver le monde L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir
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