mercredi 27 novembre 2013

Paola Predicatori - Mon hiver à Zéroland


Editeur : Les escales - Traduit de l'italien par Anaïs Bokobza - date de parution : novembre 2013 - 303 pages réussies !

Alessandra âgée de dix-sept vient de perdre sa mère. Au lieu de rester avec son groupe d’amies habituelles, elle s’assoit au fond de la classe à côté de Gabriele surnommé zéro et qui est toujours seul. Elle ne sait rien de lui et vice versa. Pourtant auparavant elle s’était déjà jointe aux moqueries le concernant.

Alessandra  imaginait différemment sa dernière année au lycée. Elle a soutenu sa mère durant sa maladie avec sa  grand-mère. Désormais, elles habitent toutes les deux dans l’appartement où les empreintes de sa mère sont toujours là : un petit mot trouvé, un parapluie.... Gabriele est un solitaire et un mauvais élève. Il n’a jamais cherché à s’intégrer dans la bulle du lycée. Mis à l’écart d'emblée par ses vêtements démodés, son comportement taciturne. Seul le silence lie Alessandra   et Grabriele sur cette table  où chacun porte son fardeau à sa façon. Puis, un mot sera échangé. Un premier pas pour l’un et pour l’autre.

Si vous avez peur des bons sentiments ou de la guimauve, vous pouvez ouvrir ce livre en toute confiance. L’auteure nous dépeint de vrais ados confrontés à de vrais problèmes mais aussi à des préoccupations de leur âge. L'écriture est à découvrir (et  bravo pour la traduction qui a su rendre vraiment palpable toutes les émotions et la sensibilité). Une jolie réussite !

C'est également ainsi qu'on meurt, je crois : on n'utilise plus certains objets, on n'entre plus dans certaines pièces. On emprisonne le passé pour que le poids des souvenirs ne nous atteigne plus.

Le billet de Cathulu.




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