mercredi 24 février 2016

J. M. Erre - Le grand n'importe quoi

Editeur : Buchet-Chastel - Date de parution : Février 2016 - 296 pages loufoques, décalées et déjantées ! 

Toi, lecteur de passage ou régulier , oui, toi derrière ton ordinateur ou les yeux rivés sur ton smartphone, si je suis une lectrice qui pleure d'un bonheur indescriptible par la beauté de certains romans,  un seul auteur arrive à me faire rire et glousser.  Il s'agit de l’unique J. M. Erre dont je suis une fan (un auteur que Keisha m’avait fait découvrir).

Nous sommes le 7 juin 2042 à 20h42  dans le village de Gourdiflot-le-Bombé. Tout commence avec Alain Delon membre et fondateur des Homonymes Anonymes qui tente de mettre fin à ses jours. Et c’est à moment précis qu’une soucoupe volante atterrit à l’extérieur. Il a la preuve que la vie existe autre part que sur la terre (mais toute la difficulté est de partager l’information quand on a une corde autour du cou et le bout des pieds sur une chaise qui se dérobe).
Toujours à Gourdiflot-le-Bombé, en tenue d’homme araignée Arhtur accompagne sa bien-aimée à une soirée déguisée organisée par un ami culturiste de sa belle. Les kilos de muscles sont donc de la partie et très nombreux. Pas loin de là, au café « avant la fin du monde'' Francis le patron et J-Bob son fidèle client pilier de bar discutent physique quantique entre cacahuètes et pastis. Suite à un malencontreux accident, Arthur est éjecté de la soirée tandis que Lucas se retrouve chassé de chez lui à cause d’une Marilyn Monroe. Arthur et Lucas sont poursuivis par Monsieur Muscle et ses amis. C’est bien connu, l’union fait la force (même si on a une carrure de gringalet comme Arthur et Lucas).
Mais il ne faudrait pas oublier les extraterrestres, un amateur de carabine, une maire nymphomane et son époux qui a découvert le secret de l’univers, une histoire de gobage de poulpe, la théorie des mondes multiples du physicien Hugh Everett ni le fait que le célèbre rocher monégasque soit devenu un état islamiste (ses habitants fuient et deviennent des migrants).

Jubilatoire, truffé de références musicales des années 80 ou de livres cultes de la science-fiction, J.M. Erre s’en donne à cœur joie !  Même si ce livre n’est pas mon préféré, c’est toujours un grand plaisir de lire cet auteur : son style irremplaçable et son humour à divers degrés !
Décalé, déjanté et loufoque !

Tout en marchant, Arthur et Lucas admiraient le ciel étoilé. Le noir firmament leur jetait son infini à la figure, la Lune esquissait son croissant dans un coin, les astres dessinaient leurs Grande Ourse, leur Petit Renard, leur Vieille Dorade et tout le reste de la ménagerie que de toute façon on ne reconnaît jamais, quand tout à coup, ça ne loupa pas : un vertige métaphysique leur tomba dessus. Ça finit toujours comme ça, la contemplation de l'immensité du cosmos a le chic pour engendrer chez l'être humain un trouble existentiel qui l'amène à s'effrayer façon Pascal devant le silence éternel de ces espaces infinis, à s'extasier façon Corneille devant l'obscurité clarté qui tombe des étoiles, et à débiter façon tout le monde des phrases ridicules du genre "c'est beau", "c'est grand" ou "on se sent tout petit".

Lu de cet auteur La fin du monde a du retard - Le mystère Sherlock - Made in China - Série Z
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