mardi 24 mai 2011

Maggie O'Farrell - Cette main qui a pris la mienne

Éditeur : Belfond- Date de parution : Avril 2011 - 419 pages comme je les aime!

Fin des années 50, Lexie, vive et impétueuse quitte son Devon natal pour s’installer à Londres. Par le plus grand des hasards, la jeune femme fait connaissance d’Innes Kent journaliste et passionné d’art. Lexie découvre Londres, la liberté, l’indépendance et l’amour avec Innes. Quarante plus tard, Elina vient de mettre au monde son premier enfant. Cet accouchement a failli lui coûter la vie.  Elina a du mal à s’en rappeler alors que son compagnon Ted semble perturbé par des éléments manquants de son enfance.

Je le dis d’emblée, j’ai adoré ce livre ! La construction savamment menée permet de suivre le destin de Lexie et la vie d’Elina en parallèle. Deux femmes, deux époques, une seule ville et des points de jonction. Un lieu ou un objet et les destins se croisent, se lient le temps d’un instant fugace.  Lexie possède l’impétuosité de la jeunesse. Déterminée à vivre pleinement sa vie, elle n’a pas froid aux yeux. Avec Innes, elle connaît l'amour et apprend les rouages du journalisme. Ils ne roulent pas sur l’or mais sont heureux.   Seule ombre au tableau : lui est déjà marié à une femme dénuée de tout scrupule et seulement intéressée par l’argent.  La mort brutale et inattendue d'Innes sera un tournant dans la vie de Lexie. Quelques années plus tard, elle deviendra une mère célibataire, indépendante vouée à son travail et à son enfant. Elina se glisse elle aussi dans la peau d’une jeune maman. Désemparée de ne pas se souvenir de son accouchement, elle tâtonne dans son rôle. Elle découvre avec bonheur les fils invisibles de l'amour maternel. Ted, son compagnon essaie de l’aider au mieux. Il lui manque des souvenirs d'enfance mais la naissance de son fils va influer sur sa mémoire. Des images lui reviennent à l'esprit avec la sensation que ses parents lui ont caché certaines choses. 

Petit à petit, les pièces du puzzle se dessinent plus clairement et s’emboîtent. Maggie O’Farrell s’amuse par moments à interpeler le lecteur, à rembobiner certains évènements . J’ai aimé suivre ces deux femmes, leurs questionnements, les doutes d’Elina. Les relations mère-enfant sont transcrites par une multitude de détails aussi précieux que le bonheur qu’ils apportent. On comprend combien les décisions voulues ou contraintes ont des conséquences et des bouleversements à répercussion. Les personnages mis en scène tournoient dans le ballet des sentiments, des aléas de la vie avec subtilité, force ou désarroi.

Un vrai bon moment lecture et on oublie vite la photo de couverture !

Les avis (variés) d'Antigone, Cathulu, Sandrine (SD49)Valérie et Ys

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