dimanche 30 mars 2014

Amity Gaige - Schroder

Éditeur : Belfond - Traduit de l'américain par  Isabelle D. Philippe - Date de parution : Mars 2014  - 343 pages et un avis très mitigé...

A l'âge de cinq ans, Erik Schroder et son père quittent l'Allemagne de l'Est pour les Etats-Unis. Erik rêve d'être un véritable Américain et quand par hasard l'adolescence, il découvre une brochure des camps d'été, il ment. Il remplit le formulaire d'inscriptions et dit s'appeler Kennedy, il réussit à ce que son père ne découvre pas la supercherie durant trois étés. Vient le temps des études supérieures et Erik a abandonné définitivement son patronyme d'origine. Un nouveau nom, un emploi, une nouvelle vie et sa rencontre avec Laura avec laquelle il se marie. Une allégresse accentuée par la naissance de Meadow. La suite est moins rose : la crise immobilière fait perdre son emploi à Erik, son couple prend l'eau, Laura demande le divorce et obtient la garde de Meadow.

Ce livre est une lettre qu'Erik écrit à Laura à quelques semaines de son procès. Il a décidé de tout lui raconter et de mettre des mot sur la douleur d'être privée de sa fille. Erik perd pied, il sombre car il sait qu'il est un bon père. Un week-end où il a la garde de Meadow, il décide de passer ces deux jours à voyager et  à faire plaisir à sa fille âgée de six ans. Un goût de  bonheur retrouvé qu'Erik ne maîtrise plus et où ses souvenirs d'enfant viennent s'introduire. Erik est perdu et décide de prolonger ces deux jours avec sa fille. En d'autres termes, il a commis un enlèvement. Recherché par la police, pris dans l'amalgame de ses mensonges et l'envie de savourer ces moments comptés avec sa fille, Erik n'agit pas toujours de façon censée.

Si l'amour d'Erik pour sa fille (un peu trop parfaite d'ailleurs) saute aux yeux avec de très beaux passages et que la réflexion sur les droits du père et sur le poids des mensonges est présente, j'ai trouvé que ce roman traînait en longueur. Sans compter que j'ai ressenti un certain mal-être car je n'ai pas réussi à cerner Erik (et donc une impossibilité pour moi d'éprouver  la moindre parcelle de sentiment ou de compréhension à son égard).
Malgré des thèmes prometteurs,  mon avis est plus que mitigé.... 

Au bout du compte, le plus dur, quand on a été heureux à en mourir, c'est qu'au moment où votre vie se dégrade, on regrette de n'avoir jamais rien connu d'autre.

Les billets d'Alex, Nadael
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