mercredi 27 février 2013

Emmanuelle Urien - L'Art difficile de rester assise sur une balançoire


Éditeur : Denoël - Date de parution : Février 2013 - 217 pages  d'ironie et  d'humour mais une fin ouverte

La vie de Pauline ressemblait à un  long fleuve tranquille. Marée à Yann, l’homme idéal, mère de trois enfants, cette femme de trente-six avait tout pour être heureuse. L’amour, l’argent assuré par le travail de son époux. Une vie parfaite et ordonnée, et une meilleure amie. Sauf que Yann lui annoncé qu’il la trompait avec ladite amie et qu’il demandait le divorce. Neuf mois après, même si celle par qui le malheur est arrivé a été tuée, Pauline est habitée par la doulhaine, un mélange inextricable de douleur et de haine. Elle ne voit pas la fin de cette situation qui selon tous ne sera que transitoire. Mais le temporaire s’installe.

Quand votre mari vous trompe et vous quitte, pas d'éloge sur ce dernier ( il ne manquerait plus que ça d'ailleurs) et des "remue-toi". Après avoir entendu ce même son de cloche de la part de tout le monde ou presque, Pauline décide d’appeler sa mère à son secours. Psychiatre, elle l’aide à sa façon en lui délivrant des conseils de professionnelle et non d’une mère. Pauline s'efforce donc d’oublier son ancien mari et se convainc qu’il est mort. Rencontre sur Meetic, emploi d’une personne faisant office de sas (pour envoyer les enfants au traître) et surtout ne plus voir le défunt.
Emmanuelle Urien joue avec les mots. Expressions qui font mouche, qui vous décochent des sourires souvent  ironiques. Pauline, la femme si bien sous tous rapports, se lâche et n’hésite pas à dénoncer tant qu'à faire sa lâcheté de bourgeoise. Le monde trouvera bien d’autres personnes pour aller mieux après tout ! Sauf que Yann disparaît réellement...Humour et ironie, cynisme au programme avec un personnage instable aussi agaçante qu'attachante et qui cherche l'équilibre. Ecartelée entre ses désirs et ses obligations.
Un bémol cependant :  l’auteure qui m’avait habituée à des renversements de situations grandioses  a opté cette fois pour une fin ouverte ( pourquoi damned pas de fin grinçante? ). Il n'en demeure pas moins que l'écriture d’Emmanuelle Urien est toujours un plaisir  ! 

Le billet de Cathulu du Pandenium Littéraire
Lu et dévoré de cette auteure : Cour, noir, sans sucre, La collecte des monstres, Tous nos petits morceaux, Toute humanité mise à part, Tu devrais voir quelqu'un .
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