samedi 31 août 2013

Carole Zalberg - Et qu'on m'emporte

Editeur : Albin Michel - Date de parution : 2009 - 130 pages qui interpellent !

Emma malade et proche de la mort revient sur sa vie. Elle a perdu sa fille et c'est à elle qu'elle s'adresse sans se chercher d'excuses ou de circonstances attenuantes. Elle lui explique ses choix qui ont determiné son existence et celle des siens. Mariée puis mère de famille très vie, elle étouffait dans ce carcan, se consummait lentement de l'intérieur. Dans la France secouée par mai 68, elle a franchies sans remords ni regrets mais avec appétit des interdictionS : vivre, s'amuser, goûter au sel des liaisons adultères. Par la suite, sa rencontre avec Rolland fils de bonne famille lui a permis d'accéder à une vie confortable mais sans ses enfants de son premier mariage .

Egoïste, Emma a vécu pour elle et pour ses envies. Elle a rejeté ses enfants, claquer la porte à sa fille quand elle avait besoin d'elle. Quand sa fille sera mourante son amour maternel se réveillera. Emma dont les parents n'ont pas été un modèle s'était promise de ne pas répéter le schéma familial. Sans pathos ou apitoiement, Emma revendique ses choix. Une femme devenue mère sans avoir d'amour pour la chair de sa chair. Si son attitude en tant que mère peut susciter de l'incompréhension, j'ai été touchée par cette femme.

Dans La mère horizontale, l'histoire d'Emma et de sa fille Sabine est racontée par Fleur sa petite-fille. Avec ce livre, Carole Zalberg nous offre le point de vue d'Emma.

Un magnifique roman qui émeut, dérange, nous interpelle sur la combinaison femme-mère !

Lu également A défaut d'Amérique qui clôture l'histoire ces femmes que je ne suis pas prête d'oublier...
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