lundi 14 mars 2016

Arnaldur Indridason - Le lagon noir

Editeur : Métailié - Traduit de l'islandais par Eric Boury - Date de parution : Mars 2016 - 320 pages  comme je les aime !

1979. Après son enquête sur le décès d’un clochard dans Les nuits de Reykjavik, nous retrouvons Erlendur à la brigade Criminelle sous les ordres de Marion Breim. Le cadavre d’un homme est découvert dans un lagon pas très loin de la base américaine. D’origine islandaise, ce dernier y travaillait mais poser des questions aux militaires nécessite des autorisations qu’Erlendur et son supérieur n’obtiennent pas. L’enquête s’annonce difficile et  la présence américaine n’est pas forcément bien ressentie par les habitants. D’ailleurs Erlendur ne cache pas  son hostilité. En parallèle, la disparition non résolue vingt-cinq ans plus tôt d’une jeune fille âgée dix-huit ans le hante. Marion aimerait savoir pourquoi mais Erlendur n’est pas quelqu’un qui étale sa vie (il n’a rien dit à personne à son travail concernant son récent divorce). Têtu, il va se plonger dans cette autre affaire où le temps a malheureusement fait son œuvre. Les parents de la jeune fille sont tous les deux décédés, seule une tante est encore vivante.

Il y a dans ce nouveau livre tout ce que j’aime chez Indridason. Il ne bouscule pas son lecteur et dépeint tous les facettes du contexte où évolue Erlendur. Ici, L’Islande et ses habitants se sentant souvent oubliés sur l’échelle internationale alors que la guerre froide bat son plein. Et toujours des personnages terriblement humains.
A chaque fois, j’apprécie énormément de retrouver Erlendur avec l’impression de le connaître un peu plus à chaque nouvelle lecture. 

Un jour, Marion l'avait trouvé plongé dans un livre qui racontait ce genre d'histoires. Ce jeune policier piquait constamment sa curiosité. Il faisait tout à sa manière, personnelle, il avait quelque chose de vieillot et d’anachronique, ne parlait de lui, n'appréciait pas vraiment la ville et ne s'intéressait pas au présent sauf pour exprimer son agacement face à l'époque actuelle. Buté, il faisait preuve d'une indépendance hors norme, n'éprouvait jamais le besoin de faire part de ses sentiments et passait son temps plongé dans son étrange passion, les récits de disparitions.

Lu de cet auteur : La muraille de lave - Le duel - Les nuits de Reykjavik

Les billets d'Aifelle, Keisha (membres du club des Erlendurettes)
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