Editeur : JC Lattes - Date de parution : Janvier 2013 - 266 pages d'humanité !
Mariette selon l’expression est au bout du rouleau. Professeur d’histoire-géo mariée
un homme politique calculateur qui la rabaisse, elle se rend au collège avec
la peur au ventre. Un de ses élèves, un meneur de troisième, a décidé de la
faire craquer. Un jour, Mariette voit rouge. C’est la gifle, l’élève qui tombe
dans les escaliers. Mariette est internée en hôpital psychiatrique, son mari ne
voulant pas que cet incident s’ébruite à quelques semaines des élections. Quand le
feu prend dans l’immeuble où elle sous-loue un appartement, Millie saute par la fenêtre.
Cette jeune secrétaire intérimaire vit dans la solitude la plus totale et porte
une blessure béante depuis l’enfance. Surnommée la miraculée à l’hôpital car elle n’est
pas blessée, Millie ne dit rien. Elle feint l’amnésie dont les médecins parlent. Et
il y a Monsieur Mike. Cet ancien légionnaire d’à peine quarante ans qui a déserté l’armée. Trop d' horreurs et de sales besognes dont personne
ne parlait et surtout pas les gradés qui donnaient les ordres. Après son retour dans
le monde civil, personne ne voulait plus
de lui, ni sa femme ni aucun
employeur. Alors, il vit dans la rue sous un porche.
A ces trois
personnes en détresse , Jean propose de les aider, de les accueillir dans son association
située dans un ancien atelier d’horlogerie. Le temps que Mariette retrouve confiance en eux, que la mémoire de
Millie revienne. Monsieur Mike est embauché par Jean comme agent de sécurité. L’Atelier est un tremplin, un endroit où l’on
reste un temps donné pour se refaire. Pas d'assistanat mais donner aux gens
malmenés par la vie un second souffle.
La suite est un merveilleux roman où Mariette, Millie et Monsieur Mike décrivent le fil des évènements. Millie poursuit dans son mensonge et devient Zelda une nouvelle personne blanche de tout passé, Mariette comprend que son mariage repose sur un leurre et Monsieur Mike se pose des questions sur les rouages opaques de l’atelier. Jean leur prépare une nouvelle vie sur mesure mais un grain de sable enraye toute la mécanique qui fonctionnait si bien jusqu’à présent.
La suite est un merveilleux roman où Mariette, Millie et Monsieur Mike décrivent le fil des évènements. Millie poursuit dans son mensonge et devient Zelda une nouvelle personne blanche de tout passé, Mariette comprend que son mariage repose sur un leurre et Monsieur Mike se pose des questions sur les rouages opaques de l’atelier. Jean leur prépare une nouvelle vie sur mesure mais un grain de sable enraye toute la mécanique qui fonctionnait si bien jusqu’à présent.
Valérie Tong Cuong pose de
multiples réflexions sur la solidarité. Ce que l'on cherche consciemment
ou non en tendant une main pour aider l’autre et ce que l'on gagne à être
sorti d'une mauvaise passe qui perdure.
Un très, très beau roman sur la solidarité et les secondes chances offertes à des personnes qui en ont besoin avec des personnages tellement vrais et tellement humains ! Je suis sortie émue de cette lecture et surtout remplie d’espoir. Et même s’il y a des mensonges, si Jean se révèle ne pas être le Bon Samaritain sous toutes les coutures, ce livre débouche sur une chaîne où chaque être humain a de l’importance.
Pas de guimauve mais la réalité et beaucoup d'humanité. Un coup de cœur qui fait du bien !
Un très, très beau roman sur la solidarité et les secondes chances offertes à des personnes qui en ont besoin avec des personnages tellement vrais et tellement humains ! Je suis sortie émue de cette lecture et surtout remplie d’espoir. Et même s’il y a des mensonges, si Jean se révèle ne pas être le Bon Samaritain sous toutes les coutures, ce livre débouche sur une chaîne où chaque être humain a de l’importance.
Pas de guimauve mais la réalité et beaucoup d'humanité. Un coup de cœur qui fait du bien !
Elle avait raison. Depuis le début, j'avais intégré le dispositif sans renâcler, je n'étais pas fier à cent pour cent de ce que je faisais, mais j'avais préféré éluder le questions gênantes pour satisfaire ma propre soif de m'en sortir, ma soif d'exister, ma soif de respect. Elle avait raison : qu' y avait-il de mal à faire le bonheur d'autrui ?
