vendredi 27 décembre 2013

Emmanuelle Guattari - Ciels de Loire


Éditeur : Mercure de France - Date de parution : Août 2013 - 142 pages qui font mouche ! 

Dans La petite Borde, Emmanuelle Guattari nous racontait son enfance à la Borde un établissement psychiatrique que dirigeait son père. Dans ce nouveau roman, elle explore à nouveau la mémoire familiale, son adolescence et le monde qui l'entoure.

D’une impression à une conversation, du regard posé autour d’elle à des réflexions d’ordre philosophique, l’auteure en quelques lignes saisit l’image d’une France en mutation, nous dépeint les membres de sa famille l’élargissant à ses grands-parents, oncles et tantes. La Borde et ses pensionnaires sont à nouveau présents mais il s’agit de l’adolescente ou celle qui est en passe d'en devenir une qui raconte. La Borde qu’il faudra quitter pour découvrir un autre lieu de vie différent.

Si je n’avais pas vraiment apprécié la petite Borde, j’ai trouvé que l’écriture de l'auteure a gagné en densité dans ce second roman. Une écriture toujours minimaliste, elliptique mais l'on ressent un travail plus approfondi pour nous livrer ces instantanés teintés de nostalgie si vrais, si justes dans la description. Ces scènes brossées ne sont pas sans rappeler Philippe Delerm.
En peu de mots qui font mouche, Emmanuelle Guattari sait aussi bien nous faire sentir l’odeur de la campagne que dénouer avec sensibilité l’héritage familial.
Autant d’éléments qui font la vie, qui la composent cueillis et décrits sans artifice comme des brassées d’images et de pensées !

Déjà que l'on portait le nom de nos morts par avance, dès l'état civil, on en était chargés, le grand-père, la grand-mère à la suite de notre nom, dans un pli caché de l'état civil.
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