mardi 26 mai 2015

Véronique Mougin - Pour vous servir

Éditeur : Flammarion - Date de parution : Mai 2015 - 360 pages et un avis mitigé... 

Le restaurant de Françoise et de son mari est placé en liquidation judiciaire car Michel a vu grand, trop grand. Pour éponger les dettes, ils répondent à une annonce où l'on cherche un homme à tout faire et une gouvernante. Michel voit rouge, ronge son frein (et se noie souvent dans l'alcool) mais pour Françoise, ils n'ont pas le choix. Un emploi rémunéré avec un logement de fonction gratuit est idéal pour eux.

Voilà, comment ce couple met les pieds dans une sorte de quatrième dimension parallèle. Un monde où vivent de très, très riches personnes et où Françoise est gouvernante. Des employeurs qui ont des manies, des défauts, qui considèrent souvent le personnel de façon assez édifiante. Et on retrouve dans ce livre les différents employeurs  (sous de faux noms bien entendu) chez qui Françoise a travaillé. Pas de 35 heures, des week-ends travaillés et surtout affronter au quotidien les caprices et les exigences de ce monde qui baigne dans le luxe.
Alors, il y a des situations souvent drôles qui nous sont racontées : " Ainsi ai-je dû dévoiler à Madame les rouages du système scolaire public hexagonal, les subtilités de l'emprunt en bibliothèque municipale et les clés d'un ravitaillement efficace au supermarché. -Vous manœuvrez un chariot en acier dans différentes allées, selon un itinéraire prédéterminé, ah oiiiiiii?" Les personnes de cette quatrième dimension ne connaissent rien (ou presque) de notre monde. Entre la description de chaque nouvel employeur, l'auteur a intégré des petites leçons qui mettent le sourire aux lèvres ( même s'il est jaune) "Recevoir est le métier principal de nos patrons. A partir d'un certain niveau de fortune, il y a toujours des liens à tisser, des invitations à rendre, des amitiés à approfondir, des connaissances à faire, des mariages à fêter, des contrats à signer, un rang à tenir. Et ça fait beaucoup de vaisselle." Et quand le personnel demande une augmentation de salaire ou un logement de fonction décent, souvent, les employeurs font la sourde oreille. Mais il y aussi le personnel qui ne dit mot, qui respecte les titres ronflants des patrons et aiment les petites guerres internes.


Ce roman se lit très facilement mais arrivée à la moitié du livre, j'ai commencé à me lasser avec cette impression de déjà lu. Servi par un ton ironique (mais jamais avec de méchancetés gratuites), cette lecture est divertissante mais sans plus.  Ne rien montrer de la fatigue, serrer les dents, se plier aux quatre volontés de ses employeurs et se taire même quand elle est considérée comme une bonne à rien. Françoise a  bien du mérite. Et c'est dommage que cet aspect ne soit pas plus développé (jusqu'où peut-on aller pour gagner un salaire et comment ces employeurs usent leur personnel sans aucun remord). Pour ce qui est relaté, il faudrait être né de la dernière pluie pour imaginer que dans un monde où l'argent est roi et coule à flots, que certaines valeurs existent.

Une lecture en partenariat avec Babelio.

10 commentaires:

keisha a dit…

J'ai lu des avis différents (très positif, très négatif, et le tien entre les deux, alors) Babelio ne m'a rien dit! ^_^ Il faut dire qu'avec tous les membres, ils ne proposent pas à tous, c'est sûr.
Je pense passer cette lecture, finalement!

Aifelle a dit…

Je la tenterais bien en bibliothèque, pour un moment de divertissement.

zazy a dit…

Je suis en train de le lire, mais en "mi-temps" avec un autre livre plus dur

gambadou a dit…

Oh, et bien je passe alors

antigone a dit…

Je crois que je ne pourrais pas... ça m'énerverait de trop.

Galéa sous les galets a dit…

Pas tentée du tout, (j'ai l'impression d'avoir lu ça 100 fois) par contre je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Le sens de valeurs et du respect de l'autre n'a pas forcément à voir avec l'argent dont on dispose. On peut venir de grandes familles extrêmement riches et se comporter très bien avec les autres...c'est une question d'éducation pas de revenus....(même si on sait bien qu'il y a des mondes auxquels nous n'appartiendront jamais, et franchement ce n'est pas grave)

Clara a dit…

@ Keisha : je me suis mordue les doigts d'avoir accepté..

@ Aifelle : oui en biblio !

@ Zazy : oui et en plus il n'est pas vraiment addictif:)

@ Gambadou @ Antigone : j'ai failli abandonner...


@ Galea : oui mais ici on parle de personnes ultra-méga-riches qui à patr leur nombril ne voient pas grand'chose et dont l'éducation n'a rien à voir avec des personnes aisées.

Valérie a dit…

Quand nous étions à Bath avec les élèves, on passait devant l'école la plus select au monde en matière de gouvernantes. A voir passer les étudiantes sans leur uniforme, on avait l'impression d'être dans un autre siècle.

Violette a dit…

un truc à lire sur la plage, quoi ! :)

luocine a dit…

toujours cet intérêt pour les gens très riches , cela fait vivre une presse que je ne lis pas, donc je vais laisser passer ce livre auquel je promets un grand succès.

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