mercredi 27 janvier 2016

Jon Bassoff- Corrosion

Editeur : Gallmeister - Traduit de l'américain par Anatole Pons - Date de parution : Janvier 2016 - 227 pages noires terriblement bien menées ! 

Joseph Downs ancien Marine ayant combattu en Irak tombe en panne dans un de ces un trous paumés de l’Amérique. Avec son visage mutilé par une explosion, il ne passe pas inaperçu. Dans un bar, il assiste à une scène où un homme bat sa femme. Il s’interfère pensant que la page sera tournée. Mais dans son hôtel miteux le temps que sa voiture soit réparée, la jeune femme vient le voir. D’un beauté assez vulgaire, Lilith lui raconte que son mari la frappe régulièrement. Pour se faire de l’argent afin de payer les réparations de sa voiture, il travaille et le soir, il retrouve Lilith. Mais un homme affirme qu’il ment sur son identité. Joseph n’a qu’une idée reprendre la route pour rejoindre la montagne. Sauf qu'il se laisse attendrir par Lilith et son plan. tuer son mari pour toucher l’assurance-vie et ensuite ils pourront partir tous les deux. Sauf que Lilith l’a manipulé.
Puis on découvre un adolescent. Sa mère est malade et et son père passe son temps à trouver un remède sur des rats. Le gamin est Joseph mais il se prénomme différemment. Et commence une plongée infernale dans les abîmes noires où la folie, les prédicateurs, la foi ont façonné celui qui se fait appeler Joseph.

C’est noir, très noir, sans concession et l’écriture de Jon Bassoff aux phrases courtes et sèches est hypnotique. On a l’impression d’évoluer dans un autre monde, on est bousculé et pas qu’un peu. L’auteure nous montre la noirceur de l’âme humaine. Terrifiant, bousculant et implacable. 

Tu sais ce que ça fait d'être un laissé-pour-compte, tu sais ce que ça fait de toujours avoir des gens qui murmurent dans ton dos, qui disent ce garçon n'est pas net, toute cette famille n'est pas nette ? Et parfois elle me regardait exactement comme mon père regardait les rats, et parfois l'humanité filtrait par ses pores et elle ne caresser la tête et disait ne pleure pas, ce monde est pourri,(..)

Le billet de Laure

13 commentaires:

Aifelle a dit…

Brrrrrr ! pas très envie d'une lecture aussi noire en ce moment.

keisha a dit…

Heu, le noir noir, (à part en chocolat) même chez Gallmeister, faut pas trop en abuser!

Clara a dit…

@ Aifelle @ Keisha : du bon roman noir de temps en temps me convient, comme celui-ci!

Véronique (alias la Pyrénéenne) a dit…

Tentée...

dasola a dit…

Bonjour Clara, cette nouvelle collection chez Gallmeister publie des romans vraiment noir. Je n'ai pas encore lu celui-ci mais je conseille aussi L'enfer à Church Street de Jake Hinkson. Bonne journée.

antigone a dit…

Brrr... je ne sais pas.

Laure a dit…

Je suis sacrément d'accord !

Jérôme a dit…

Je vais me régaler, pas possible autrement !

zazy a dit…

Tentant, très tentant

Melanie B a dit…

Ça a l'air drôlement glaçant, cette lecture. Je le note pour plus tard (la sortie en poche, tiens, ça me fera un délai de grâce ! :-) )

tant qu'il y aura des livres a dit…

J'ai bien envie d'un roman noir tient !

Clara a dit…

@ Dasola :merci !

@ Antigone : trop noir pout toi, je pense.

@ Laure : on fa ait dort ! Un billet tandem sans se concerter :)!

@ Jérôme : j'ai pense à toi en le lisant.

@ Zazy @ Mélanie B @ tant qu'il y aura des livres : les romans noirs sont à consommer avec modération car ça secoue (et pas qu'un peu)... punaise! mais c'est du bon, très bon !

Léa TouchBook a dit…

J'ai beaucoup aimé ce premier roman, mais c'est vrai qu'il est très "noir" par rapport aux autres de cette collection :)

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