lundi 18 janvier 2016

Elena Ferrante - Le nouveau nom

Editeur : Gallimard - Traduit de l'italien par Elsa Damien - Date de parution : Janvier 2016 - 554 pages addictives !

Après plusieurs longs mois d’attente, avec Le nouveau nom nous retrouvons Elena Greco et Lila Cerullo découvertes dans L’amie prodigieuse. Ce dernier s’achevait sur le mariage de Lila âgée de seize ans avec Stephano. Elle s’est aperçue que son mari s’est associé avec les frères Solara des camorristes de Naples. En colère et malgré l’argent que lui permet d’accéder à une vie autre, elle dédaigne Stephano et le lui montre. Elena continue ses études et fréquente Antonio.

Comme dans L’amie prodigieuse, Elena souvent se dit qu’elle va s’éloigner de Lila, la laisser se débrouiller mais à chaque fois, elle vole à son secours. Même en faisant des études à Pise, Elena ne pourra pas échapper à la vie de son quartier de Naples.
Dans cette suite, les personnages s’étoffent, prennent conscience du décalage entre leurs désirs d’enfance et la vie. Elena et Lila ont vingt ans et deux deux avenirs opposés : Lila est déjà mère et Elena se concentre sur son futur professionnel.

Elena Ferrante nous plonge dans Naples au début des années 60, dans l’esprit et le cœur de ses personnages qui évoluent et décrit à merveille la société italienne, les différences de classes, la condition féminine.
Le nouveau nom est tout simplement un roman addictif ! Parce qu’avec une écriture qui semble spontanée et naturelle, on ressent les émotions tout comme les atmosphères, on visualise chaque scène.
Ce roman sur l’amitié, sur le passage à la vie adulte est riche par ses personnages, par tous les évènements qui vont se dérouler.  Je ne veux pas en dire plus sauf qu’il faut absolument lire cette saga.

Patience est le mot d’ordre car la suite sera publiée en France en janvier 2017.

Mais je pensais  : ce n'est pas vrai, je te raconte des mensonges. Dans l'inégalité il y avait quelque chose de beaucoup plus pervers, et maintenant je le savais. Quelque chose qui agissait en profondeur et allait chercher bien au-delà de l'argent. Ni la caisse des deux épiceries ni même celle de  la fabrique du magasin de chaussures ne suffisaient à dissimuler notre origine. 

 Les billets d' EvaLaure.
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