jeudi 22 septembre 2011

Louis Bayard - L'héritage Dickens

Éditeur : le Cherche Midi - Date de parution : Septembre 2011 - 389 pages à ne pas rater !

Londres, 1860, Tim Cratchin trouve un emploi de précepteur dans une maison close. Il apprend à lire et à écrire à la tenancière Mme Sharpe en échange du gîte et du couvert.  Vivotant, malgré la rente mensuelle que lui verse son oncle, il aide également de temps en temps  le capitaine Gully à repêcher les cadavres dans la Tamise. Les rues de Londres ne sont pas sûres et Tim découvre le corps d’une fillette d’une douzaine d’années marquée de la lettre G.Ce  corps n'est que le premier...

Tim Cratchin, ce nom vous titille? Ne cherchez pas plus loin ! ll s’agit bien du personnage célèbre issu d’un conte de Noël de Dickens.  Et là si vous paniquez parce que vous ne l’avez pas lu, je vous rassure : moi non plus (mais j’ai vu des adaptations au ciné). Tim est désormais âgé de vingt-deux ans et orphelin. En tout cas, nul besoin d’avoir une machine à remonter le temps pour se sentir  à Londres aux côté de Tim (ou de Monsieur Timothy). L’écriture très visuelle de Louis Bayard nous donne vraiment l’impression d’y  être! On voit le brouillard tomber,  les ruelles malfamées et  les échoppes, on entend les cochers huer les chevaux. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une immersion totale ! Le récit est émaillé des souvenirs de Tim concernant son père dont il imagine souvent la présence.  Aidé par Colin un garçon des rues poussant  la chansonnette, il parviendra à résoudre l'énigme de cette affaire. Si j’ai trouvé l’intrique  assez légère dans son ensemble,  certains points  m’ont fait quand même  réagir : l’âge des victimes et à ce quoi elle étaient destinées.  Mon bémol est largement compensé par l’écriture relevée qui émoustille les neurones.  Raconté par le jeune homme, cette histoire se lit toute seule. Et cerise sur le gâteau : il y a de l’humour ! 

J’allais dire un bon roman mais il s’agit d’un policier … L’un ou l’autre,  un livre à ne pas rater  ! 

Une LC avec Keisha qui, je le sais, a été transportée à Londres elle-aussi !

Mr. Sheldrake  est ébranlé par cette brutale sincérité. S’affaissant sur le siège le plus proche, il fouille dans ses poches à la recherche d’une flasque en argent ( « Citron vert à l’eau de Seltz », dit-il), qu’il vide en moins d’une seconde. Avec la double et paradoxale conséquence  de le ranimer et le rembrunir à la fois, et nous ne saurons donc pas, au juste, comment il prévoit de traiter mon affaire. Notre seule certitude est que, avec son sourire torrentiel, il serait capable de liquéfier le soleil.  


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