vendredi 7 octobre 2011

Lydia Millet - Comment rêvent les morts

Éditeur : Le cherche midi - Date de parution : Octobre 2011 - 288 pages

Enfant, Thomas n’avait qu’un seul but : gagner toujours et encore de l’argent. Qu’il devienne agent immobilier avec comme seul crédo le bénéfice était une suite logique.  Sa vie va basculer à la suite de plusieurs incidents. Des drames petits ou grands qui vont lui permettre d’ouvrir les yeux sur le monde et de prendre conscience de la vraie valeur de la vie.  

Si à la lecture des quarante premières pages, je me suis demandée (avec angoisse) à plusieurs reprise s’il s’agissait bien d’un livre de Lydia Millet que je tenais entre les mains, la suite me l’a bien confirmée. Ouf ! Après un premier  chapitre un peu lent sur l’enfance de T. ( ou Thomas si vous préférez),  on le découvre à l’âge adulte.Agent immobilier brassant beaucoup d’argent et célibataire. Lorsque son père quitte sa mère, cette dernière vient s’installer chez lui. Sa mère frôle de très près la mort et en revient définitivement changée. Et il s’agit du premier domino qui va déclencher la chute des autres.  Thomas rencontre l‘amour en la personne de Beth, une jeune femme adorable, gentille qui décède brutalement. Une espèce animale s’éteint sur une île où il menait son plus gros projet immobilier.  De fil en aiguille, Thomas s’intéresse aux animaux en captivité. Il délaisse peu à peu  les gens superficiels et s’ouvre à l’essence de la vie.Car une suite de dominos qui s’effondre peut révéler des splendeurs.
Je ne vais pas vous raconter entièrement ce livre. Je vous dirai juste qu'il n'y a pas de happy end et que mon petit cœur d’artichaut handicapé s’est serré fortement à plusieurs reprises (quand vous le  lirez, vous comprendrez pourquoi). Bien entendu,il s’agit du système capitaliste qui est pointé du doigt, ce besoin toujours important et impétueux d’avoir encore plus d’argent. Mais il y a autre chose. 
Lydia Millet apporte une autre dimension, du respect et une valeur ajoutée à la vie quel que soit son origine. Contrairement à son précédent livre Le cœur est un noyau candide, je n’ai pas retrouvé les accents à la  Richard Powers dans l’écriture. Et, cet aspect m’a manquée …

Mais, il s’agit d’un bon livre à mettre entre toutes les mains !

Je pense que Keisha  est du même avis que moi !


Il avait besoin de Casey, pensa-t-il, parce qu’il aimait sa compagnie, parce que sa présence le rendait plus complet, mais il ne pouvait nier qu’au départ il avait également pensé lui faire une faveur. Voilà où s’était située son arrogance. C’était une erreur de penser que parce qu’une personne était déchue, blessée, malade ou  imparfaitement complète, vous lui donniez davantage par votre présence qu’elle ne pouvait elle-même vous offrir. C’était une triste erreur.
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