jeudi 29 novembre 2012

Pierre Péju - La petite Chartreuse


Éditeur : Folio- Date de parution : 2004 - 199 pages sublimes !

Par un mois pluvieux de novembre, Eva après l'école attend sa mère Thérèse qui n’arrive pas. Nouvelle dans la ville, Eva hésite à rentrer chez elle. Elle ne connait pas bien le chemin. Elle se décide, se lance dans les rues devenues sombres et traverse affolée sans regarder. Étienne Vollard à bord de sa camionnette a beau appuyer sur la pédale du frein, la collision est inévitable.  Libraire passionné, peu bavard, cet accident bouleverse sa vie. Il ne prend plus plaisir à lire, délaisse ses occupations pour Eva. Homme au  corps grand et fort habité par toutes ses lectures, imposant comparé à Thérèse, jeune femme frêle et fuyante, devenue mère trop jeune dont la  responsabilité est trop lourde. Etienne se rend à l’hôpital où elle ne passe qu’en coup de vent. Il raconte à Eva des histoires qu’il a lues. Sa mémoire temple immense de tous les livres qui lui sont passés entre les mains réveille d’autres souvenirs. Eva sortie du coma ne parle plus et est placée dans un institut au cœur des montagnes de la grande Chartreuse. Thérèse prétexte un nouveau travail trop lointain et fait promettre à Etienne de rendre visite à sa fille. Le libraire l’amène marcher, se promener mais Eva décline. Perd le peu de forces qu’elle a, s’éteint à petit feu.

Dès les premières pages j’ai su que j’allais aimer ce livre d’une façon particulière. Lecture qui noue  la gorge, touche le cœur et l'esprit. L’écriture de Pierre Préju est tout simplement sublime. De la tristesse des solitudes des trois personnages s’élève une beauté majestueuse. Transcendante et incandescente.  Hymne d’amour à la littérature qui nous interroge aussi sur le pouvoir des livres, hommage aux libraires, je l’ai terminé en pleurant. 

Un livre magnifique et bouleversant conseillé … par un libraire.
 
Un long extrait ici.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...