mercredi 11 septembre 2013

Véronique Ovaldé - La grâce des brigands


Éditeur : Editions de l'Olivier - Date de parution : Août 2013 - 284 pages et un coup de cœur ! 

Années 1970, Maria Cristina Väätonen âgée de dix-sept ans quitte sa famille atypique et son village Lapérouse du grand Nord Canadien pour suivre des études à Los Angeles. Une vingtaine d’années plus tard, ce passé enterré ressurgit quand elle reçoit un appel téléphonique de sa mère. Installée à Santa Monica, Maria Cristina est écrivain.

Une mère rigide, paranoïaque imprégnée de religion qui les a empêchées elle et sa sœur de découvrir le monde même si celui-ci si ce cantonnait à Lapérouse et à ses habitants. Un père reclus dans le silence qui lui offrira la liberté de partir aux Etats-Unis contre l'avis de sa femme. Suite à un accident, la sœur de Maria Cristina s’est figée dans un état végétatif. Voilà ce qu’a laissé Maria Cristina derrière elle et qui a été la base de son premier roman à succès. Son passage à la faculté n’aura été que d’une brève durée et avant d’être publiée, grâce à sa colocataire Maria Cristina va se transformer. La jeune fille fille timide dans ce Los Angeles des années 70 bouillonnant et ultra-libéral va s’ouvrir à la vie. Sa rencontre avec Rafael Claramunt écrivain sur le déclin lui permettra d’accéder au succès et à la gloire. Mais son amant et mentor n’est pas aussi blanc que neige.

Dès les premières lignes l’écriture de Véronique Ovaldé nous enveloppe. Des phrases longues, un  rythme langoureux, une grâce sensuelle avec des pointes d’ironie qui sont un vrai délice ! On ressent la chaleur de Santa Monica, la moiteur de l’air tout comme l’ambiance familiale à Lapérouse. C’est que Véronique Ovaldé possède ce talent de créer des atmosphères et de les faire goûter pleinement au lecteur. Le personnage de  Maria Cristina, symbole de cette  volonté à accomplir ses propres choix et de l'émancipation pour une femme est empreint de tendresse. Et Maria Cristina a du caractère et une vraie vivacité touchante.

La faculté de Véronique Ovaldé à nous captiver est époustouflante par cette aisance dans l'écriture  si limpide et  qui semble si naturelle chez cette auteure !
Un coup de cœur entier !  Un roman brillant à plus d'un titre, piquant et enchanteur par l’écriture remarquable !

Ce genre de petite fille, quand elle devient grande, se transforme en une personne d'une intranquillité encombrante.

Un coup de cœur pour Cathulu également !Le billet de Céleste  conquise.

Lu de cette auteure : Des vies d'oiseaux


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