lundi 30 septembre 2013

Deux livres pour le dernier jour du mois de septembre au Québec !

Éditeur : Leméac - Date de parution : 2000 - 225 pages 

Le narrateur Jack est un écrivain public dont la compagne Kim est "une sorte de psychologue qui n'essaie pas de rendre les gens normaux" et qui travaille uniquement la nuit. Un homme âgé demande à Jack d'écrire une lettre pour reconquérir celle qu'il aime. L'homme se montre peu loquace et mystérieux. Jack aime par dessus tout écrire des lettres d'amour car il y insère des phrases empruntées à de grands écrivains. N'ayant aucune nouvelle de l'homme, il part à sa recherche.

Il s'agit d'un livre dans lequel on entre sur la pointe des pieds pour s'y installer confortablement. Jack et Kim sont deux personnages drapés d'un halo d'apaisement qui se diffuse et nous gagne. L'écriture et la littérature ont une belle place, les citations d'auteurs nombreuses. Jack arpente le Vieux-Québec et découvre que le vieil  homme est chauffeur de calèche. La ville est un personnage à part entière et tandis que notre écrivain public se pose des questions sur cet homme, ses recherches le mènent à donner un autre sens à sa propre vie. Un léger brouillard énigmatique règne dans ce roman et la fin m'a surprise. Pas entièrement conquise mais suffisamment intriguée pour vouloir découvrir d'autres romans de cet auteur ! 

Le billet de Sylire




Éditeur : Actes sud - Date de parution : 2005 - 333 pages

Le cahier rouge fait suite au Cahier noir. Céline a quitté son emploi de serveuse pour devenir hôtesse de bar dans une maison de travestis. Nous sommes en 1967 et l'exposition universelle se déroule à Montréal. Fine Fumas la maquerelle qui régie tout ce petit monde espère avoir plus de clients grâce a cet événement.

Dans ce second tome,  Céline raconte essentiellement le monde des maisons closes, les petits ou grands déboires des travestis. Ce sont toujours des personnages hauts en couleurs pour lesquels l'empathie est immédiate. On plonge dans un monde où on se serre les coudes et Céline est toujours prête à rendre service. Même si contrairement au cahier noir, Céline ne parle pas d'elle, on sent qu’elle a mûri.

J’ai trouvé cette suite moins réussie  avec des longueurs mais l’écriture de Michel Tremblay est toujours un délice avec des expressions purement québécoises si savoureuses. Une écriture qui s’attache à décrire des personnages avec une grande humanité !

Il me reste "Le cahier bleu" à découvrir pour terminer cette trilogie mais hélas il ne ne se trouve dans aucune médiathèque de Brest ( bien que les deux premiers y soient...).
Vous n'avez pas fini de m'entendre parler de Michel Tremblay car je veux continuer à lire cet auteur. Son écriture est un coup de cœur ! 

Un grand, grand merci à  Karine:) et Yueyin pour ce challenge !


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