mardi 9 novembre 2010

Cynan Jones - Longue sécheresse

Éditeur : Joelle Losfeld - Date  de parution : 14/10/2010 - 131 pages

Avertissement : ô toi le lecteur qui affiche un air de dégoût à la simple évocation  d’une bouse de vache (oh mon dieu, quelle horreur), passe ton chemin…
Quand Gareth se lève, il s’aperçoit qu’une des vaches  a disparu. Gareth est fermier et sa famille vit dans l’ancienne maison de son père. Il part à travers champ à la recherche de la vache et c’est un tout un panel de réflexions, de souvenirs qui lui viennent à l’esprit.
Ce livre aurait pu s’intituler une journée à la campagne... Pas la campagne bucolique et de jolies filles aux  robes fleuries assises à l’ombre d’un pommier. Non, ici c’est l’autre côté du décor : la ferme, les animaux et les contraintes. Gareth se pose des questions sur l’avenir et le présent, remontant  le fil de la mémoire. La vie de son père et ses choix lui  viennent régulièrement à l’esprit. Il est préoccupé : sa femme Kate s’éloigne de lui, son fils montre peu d’intérêt pour la ferme. Il  y a sa fille, Emmy, une enfant douce et attachante. Pour Kate, il s’agit de l‘heure des remises en question sur sa vie de femme. Le tout regorge de descriptions sur les animaux, la nature. Pour avoir passé du temps dans les fermes quand j’étais enfant, ce sont autant de souvenirs qui ont ressurgi. Je me suis attachée  aux questions que se pose Gareth  sur l’avenir. Ce sont des questions que j’ai déjà  entendues, des préoccupations que connaissent beaucoup de fermiers. Tout n’est pas rose …
Une lecture qui sent les meules de foin, la terre  labourée et qui, vous le comprendrez,  a trouvé des échos en ma personne …
J’ai aimé suivre Gareth et  Kate. Un livre où l’humilité envers la nature est omiprésente.
Il pense aux souvenirs de son père  qu’il lit le soir pour s’aider à s’endormir. Pour introduire des sons dans le calme. Et combien c’est long et difficile à comprendre, parfois ; le dictionnaire n’a  pas les mots qu’il ne connait pas : il doit jeter des passerelles de sens, ça et là. Comme s’il descendait une rivière en marchant sur des pierres. Il préfère les appeler des souvenirs, car « mémoires » est trop majestueux, trop factice.
Merci à l’ami BOB et aux éditions Joëlle Losfeld pour ce livre.
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