samedi 16 janvier 2010

Aurora Venturini "Les cousines"




Avec les cousines, on voyage à Buenos Aires dans les années 1940. Yuna, 12 ans, dyslexique et apparemment souffrant d’un léger retard mental, est élevée par une très dure et très stricte. Elle a une sœur Betina sœur lourdement handicapée. Yuna est douée en peinture et est vite remarquée par un professeur qui va la prendre sous son aile. Elle va obtenir son diplôme des Beaux-arts et devenir un peintre célèbre. Comme pour mieux maîtriser les mots, au fil des années, elle tient un journal où elle décrit ce qui se passe dans sa famille. Une famille où l’handicap touche également ses cousines Petra et Carina. Petra va apprendre à Yuna la vie qui gagnera une indépendance mais ne s’affranchira pas de son handicap.

Passées les premières pages, les phrases sont longues, voire interminables ce qui rend la lecture plus qu'ardue. Quand Yuna se mélangent dans ses pensées, elle les ponctue textuellement : « Mais j’ai mis une virgule et un point et ma tête fait boumboumboum je sors prendre l’air je sors tout de suite avant l’arrivée de Petra dont les traits ont changé (…) », « Je suis si fatiguée par la ponctuation les virgules indispensables pour respirer sinon on étoufferait et je ne veux pas disparaitre (..).

Certes, on y parle de la création de tableaux mais surtout de la connaissance de Yuna en matière de sexe. Et là, c’est cru, sale et on flirte avec le sordide (je vous passe les détails). Comme la narratrice grandit, je pensais qu’elle s’affranchirait de ses questions sur le sujet, mais non.

Désabusée par tout cet étalage sordide, je me suis enlisée à la moitié du livre et j’ai eu bien du mal à le terminer…

Je remercie Bob et Robert (Laffont) de me l’avoir expédié.
Je ne le dirais jamais assez, mais pour moi, parler d’un livre que je n’ai pas aimé est difficile. Parce qu’un livre ce sont avant tout des heures d’écritures, des mois où l’auteur ne vit pour ainsi dire que pour son projet. Il écrit, rature, modifie, peaufine et y mets beaucoup d’espoir. Un livre c’est un peu comme une bouteille à la mer. Mais là je n'ai pas réussi à déchiffrer la carte de l'île au trésor...

D'autres avis à venir chez Bob, Cynthia a aimé et Canel a été aussi emballé que moi...
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