lundi 6 février 2012

Graham Moore - 221b Baker Street


Éditeur : le Cherche Midi - Date de parution : Janvier 2012 - 452 pages qui se lisent toutes seules!

Londres, 1893. Conan Doyle  a décidé de tuer son héros Sherlock Holmes. Sept ans plus tard, l’auteur reçoit un colis piégé à son domicile alors que plusieurs jeunes filles disparaissent de façon bien étrange.
New-York, 2010. Harold White est intronisé dans le cercle des Baker Street Irregulars. L’effervescence est à son comble,  Alex Cale un des membres doit présenter un journal intime de Conan Doyle. Une pièce recherchée par tous les férus de l'auteur et de son personnage car ce journal couvre la période durant  laquelle Conan Doyle a ressuscité Holmes. Mais, Alex Cale est découvert mort dans sa chambre et il n’y a aucune trace du journal. 

A plus d’un siècle d’intervalle deux sont menées de front dans ce roman. Leur dénominateur commun est Conan Doyle l’auteur des enquêtes du célèbre Sherlock Holmes. En 1893, l'auteur a précipité  au fond des chutes du village de Meiringen son célèbre détective laissant  ses lecteurs au dépourvu. Octobre 1900, Conan Doyle reçoit à son domicile un colis piégé. Qui peut-lui vouloir du mal ? Avec l’aide de son ami Bram Stoker, il décide de mener l’enquête qui la mène sur  la  disparition de plusieurs jeunes filles.
2010, New-York, le jeune Harold White est lui aussi déterminer à trouver le criminel d’Alex Cale. Et par la même occasion  à retrouver le fameux journal qui explique pourquoi  Conan Doyle a voulu se séparer de son héros. Et bien entendu en appliquant les méthodes d’investigation de Sherlock Holmes.
Ce livre alterne les deux histoires avec des chapitres bien rythmés où les changements de style se font naturellement. De l’humour, des personnages attachants, des indices, des débuts de (fausses) pistes et un  dénouement  final  qui est une jolie pirouette ! Sans compter qu’il est question de Londres au début du XXème siècle avec moult détails qui m’ont réjouie ! Vous comprendrez (élémentaire, mes chers lecteurs) que  j’aie eu une légère préférence pour une des deux histoires…

Ajoutez-y des citations issues des œuvres de Conan Dyle et on obtient un premier roman bien ficelé, fort agréable et qui se lit tout seul ! Que demander de plus? Rien!

Il est indéniable que l'on ressent une grande excitation à au moment de la plus insignifiante des découvertes  : les clés de la voiture retrouvées au fin fond de la poche du pantalon porté la veille; le mystérieux et incessant clapotis que l'on entend alors que l'on n'arrive pas à s'endormir expliqué, après examen, par la fuite du robinet de la salle de bains; l'ancien numéro de téléphone de votre mère ressurgi, comme par magie, du fin fond de votre cerveau primitif. Pour l'esprit humain, il y a peu de choses aussi jouissives  que la possibilité d'établir des liens. De faire une découverte. De résoudre un problème. Harold frissonnait de tout son être.

Les billets de Cuné et celui de ma comparse Keisha pour cette lecture commune.


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