mercredi 29 février 2012

Jane Austen - Lady Susan


Éditeur : Gallimard - Date de parution 2006 - 116 pages et un portrait brossé avec ironie et finesse !

Veuve depuis peu, la séduisante Lady Susan hébergée chez des amis est obligée de les quitter.  Ayant séduit le mari de son amie, elle s’invite  à Churchill chez son beau-frère. Sir Reginald un  jeune homme dont la famille est à la tête d’une fortune succombe à son tour à ses charmes… 

Ce court roman est sous forme épistolaire et j’avoue au départ  avoir eu un peu de mal à situer les relations  entre les différents correspondants. Mais ensuite quel plaisir ! Je me suis délectée du portait que Jane Austen nous dresse de son personnage principal. Lady Susan trentenaire est perfide, manipulatrice, calculatrice et sûre d’elle-même ! Attirée par l’argent, vivant aux crochets de ceux qui veulent bien l’entretenir,  elle sait garder son sang-froid pour arriver à ses fins. A la lecture de ses lettres, elle se fait doucereuse (tout juste si on n’a pas pitié d’elle) pour noyer le poisson ou montre son vrai visage. Celui d’une femme que rien ne peut arrêter. J’ai été stupéfaite de lire comment elle considérait sa fille Frederica âgée de seize  ans. A ses yeux, cette enfant n’est qu’une sotte. A la lumière des lettres de sa tante, on découvre que Frederica ne ressemble en rien aux dires de sa mère. En la personne de Mme Johnson son  amie londonienne, Lady Susan a une confidente. Elle lui détaille ses plans. Bien entendu, toutes les deux cancanent et se moquent des autres (comme les femmes savent généralement le faire…).

Beaucoup d’ironie dans ce court roman  avec toute la finesse de la plume de Jane Austen. Juste un petit bémol, selon les différents auteurs des lettres, j’ai trouvé que le style était similaire.

J’ai publié mon billet un jour en avance, donc demain, vous pourrez lire les autres avis des participantes à cette lecture du blogoclub organisé par Sylire ( merci pour le prêt!) et Lisa.

Si je tire vanité de quelque chose, c’est bien de mon éloquence. La considération et l’estime accompagnent aussi inévitablement la maîtrise des mots que l’admiration la beauté. Or, ici, j’ai amplement l’occasion d’exercer mon talent.



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