mercredi 20 août 2014

Marie-Sabine Roger - Trente-six chandelles

Éditeur : Le Rouergue - Date de parution : Août 2014 - 278 pages de sourires et d'humanité !

Dans la famille Decime, les hommes meurent tous le jour de leur trente-sixième anniversaire. Un héritage en forme de malchance que Mortimer attend ce 15 février. Il a quitté son emploi, a donné ses affaires, mis fin au bail de son appartement et allongé sur son lit en costume noir (acheté pour l'occasion), il fixe l'heure. A onze heures (l'heure à laquelle il est né), il ne sera plus de ce monde. Avec une telle enclume au-dessus de la tête, il n'a jamais eu de projets. Ayant toujours à l'esprit le jour où la grande faucheuse se présentera, cet habitué à attendre la fatalité n'a jamais voulu profiter de la vie. Sauf que les minutes s'égrènent et que Mortimer est toujours bien vivant. Seul petit petit souci,  il n'avait jamais pensé échapper à cette malédiction familiale.

Une fois de plus, Marie-Sabine Roger nous offre un roman où les sourires, l'émotion et l'humanité fusent ! Une auteure avec une écriture bien à elle où se mêlent tendresse et humour, des formulations qui font mouche. Et toujours des personnages attachants qui n'ont pas connu des vies toute droites mais qui possèdent une vraie et belle humanité. Entre le couple formé par le sérieux Nassardine et Paquita débordante de fantaisie, Jasmine qui croque la vie à pleines dents et les aïeux de Mortimer, il s'agit d'une belle leçon de vie ancrée entre la  réalité et ses frontières. Et même si j'ai deviné  la fin, j'ai été surprise par les rebondissements inattendus.

Une lecture qui fait beaucoup de bien mais qui nous interroge aussi ce que l'on fait de notre vie, sur le poids de l'hérédité (et son cercle dont on peut être prisonnier).
Voilà de quoi se booster le moral, de chasser les nuages et d'accéder à une belle palette d'émotions ! Sensibilité, humour et humanité : la recette de Marie-Sabine Roger fonctionne à merveille une fois encore !

Avec le recul, j'ai réalisé que mon père était un dépressif qui avait très mal vécu la perspective de son décès prématuré. Sa mort lui avait pourri la vie, en somme.

Le billet de Dasola

Lu de cette auteure (que j'affectionne particulièrement) : Bon rétablissement - Et tu te soumettras à la loi de ton père - Il ne fait jamais noir en ville -La tête en friche - Le ciel est immense - Le quatrième soupirail - Les encombrants - Un simple viol - Vivement l'avenir
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