samedi 17 avril 2010

Margaret Atwood - Mort en lisière



Un recueil de dix nouvelles ou plus exactement des tranches de vie. Principalement, des femmes de tout âge, de toute condition sociale. Avec de la nostalgie, du regret ou de l’amertume, elles évoquent des pans de leur vie : une amie disparue, leurs enfants devenus grands ou l’amour. Celui de leur jeunesse, celui qu’elles n’ont jamais eu alors l’amour qui perdure. Pas de chute spectaculaire mais des constats doux-amers qui font grincer des dents, des regards ironiques. Le tout donne une portée différente à leurs existences. Tous ces personnages se sont heurtés à des écueils, mais ils gardent un esprit très lucide, un regard implacable sur leur vie.

Les premières pages m’ont fait penser à l’écriture Katherine Mansfield. Une écriture travaillée, très précise dans les descriptions. L’auteure interfère dans le présent et les souvenirs avec une facilité déconcertante. Margaret Atwood écrit dans différents registres : elle se monte ironique, incisive ou plus douce mais toujours dans un style limpide. Sur ces dix nouvelles, j’ai eu une préférence pour « un cadeau empoisonné » ou comment une femme se venge de son amant, « hommage à Molly » sur le thème des femmes battues et « dans la jungle des familles » où on se délecte des caractères et des travers d’une fratrie.

Des tranches de vie comme dans « passer l’hiver » d’Oliver Adam ou « Un pas de plus » de Marie Desplechin. Même si j’ai fragmenté cette lecture en plusieurs temps, j’en suis sortie non pas triste mais nostalgique. Des nouvelles qui ne donnent pas un sourire béat jusqu’aux oreilles mais qui laissent un sillage de vague à l’âme. A ne pas lire en période morose !!!



J’ai envoyé ma note à George Sand… Quelle est-elle ? Mystère….
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