mardi 20 avril 2010

Valentine Goby - Qui touche à mon corps je le tue



















Paris, 29 juillet 1943.Une journée, trois personnes reliées par un fil invisible.
Marie G. dans sa cellule attend son exécution en tant que faiseuse d’anges. Lucie L. avortée depuis peu se repose, contemple son ventre meurtri dans sa chambre. Et Henri D., le bourreau, est celui qui viendra couper la tête à Marie G..
Au fils des heures qui passent, chacun des trois protagonistes replonge dans ses souvenirs. On apprend que Marie G. est devenue faiseuse d’anges par hasard, que Lucie L. a développé, enfant, une relation très forte, fusionnelle aves sa mère. Henri D. , lui va de ville en ville là ou l’attendent les condamnés. Tous les trois vivent dans l’ombre, dans les non-dits et dans un silence qui pourrait les mener à la mort.

J’ai trouvé ce livre difficile. L’écriture de Valentine Goby, de très longues phrases, m’a souvent fait perdre la trame. Mais, c’est un livre dont je suis sortie troublée. Le thème abordé, l’avortement illégal est très bien décrit. Quand aux ressentis des personnages, ils sont très forts. On rentre, on s’immisce dans leurs âmes troublées…

Le contexte de l’époque perle entre les lignes et la gorge serrée, j’ai suivi le parcours de Marie G. et de Lucie L.
Je ne les ai pas jugées, au contraire, je les ai soutenues dans leur façon d’être.

Ce n’est pas une lecture aisée, il faut s’accrocher pour ne pas se noyer dans ses profondeurs…

« Le reste du monde dira qu’elle assassine un futur soldat ou une future mère de soldat, tant de journaux, tant d’hommes proclament, depuis 1940, depuis 1871, depuis tellement longtemps avant, que la cause de toutes les défaites gît dans l’utérus mort des femmes ».

D'autres avis chez l'ami BOB
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