jeudi 20 juin 2013

Didier Decoin hier chez Dialogues

Mardi soir , j'ai raté l'intervention de Yann Queffélec chez Dialogues. Encore que...
Le café était bondé, du monde à l'attendre impatiemment partout . En allant à létage payer mes livres,  qui arrive ? Yann Queffélec !
Moi souriante " Bonjour, Mr Queffélec, je tenais à vous dire qu'étant une bretonne non bretonnante (d'ailleurs, est-ce un bretonnisme ?) j'ai vibré à la lecture du dictionnaire amoureux de la Bretagne".
Un sourire de sa part accompagné d'une poignée de main vigoureuse, chaleureuse et il me répond  "j'en suis fort ravi".

Aussi hier soir, je suis arrivée plus tôt après  pour  assister à la rencontre de Didier Decoin qui présentait son dernier livre La pendue de Londres.
Narrateur hors pair, il a conquis l'assemblée en expliquant que si Albert Pierrepoint était aussi méticuleux c'était pour éviter aux personnes de souffrir lors de la pendaison. Il a évoqué comment de nos jours  les exécutions se déroulaient aux Etats-Unis.
Quand est arrivé le temps des questions-réponses, j'ai été plus que surprise. Une personne  qui assiste régulièrement aux rencontres a pris la parole :

" J'ai un cousin qui est avocat aux Etats-Unis à Washington ( et alors, qui ne connaît pas quelqu'un qui est avocat ou qui travaille à l'étranger? ) et  je risque de choquer l'assemblée, mais j'assume mes propos car je suis pour la peine de mort.  Si Mr Badinter  avait eu eu une personne de sa famille ayant été tuée dans des condition abominables,  la peine de mort existerait toujours. Et je trouve qu'il est normal que les meurtriers souffrent autant que leur victime au moment de l'injonction des produits. "

Je n'ai pas voulu ajouter mon grain de sel aux propos de cette femme, j'ai simplement dit que chacun selon son histoire et son passé avait des convictions mais que pour en revenir au livre, il était  saisissant!
Cette personne a donné son  opinion et je trouve qu'elle n'avait pas sa place dans cette rencontre littéraire.

Est-ce que de voir quelqu'un souffrir en mourant  peut remplacer la disparition d'une personne chère? Est-ce que la peine ressentie sera effacée, la douleur gommée ?
Ce débat nécessite plus que quelques notions de droits. L'humanisme, le fondement de  l'existentialisme doivent être pris en compte ainsi que bien d'autres notions.

En tout cas, j'ai discuté un peu avec Didier Decoin  et je suis revenue avec une superbe dédicace :



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