vendredi 7 juin 2013

Elizabeth Jenkins - Harriet


Éditeur : Joëlle Losfeld - Date de parution : Mai 2013 - Traduit de l'anglais par Christophe Mercier - 288 pages lues d'une traite !

Fin du XIXe siècle, Londres. Harriet est une jeune femme trentenaire à l’esprit un peu simple : de la maladresse, un comportement quelquefois excessif et buté, un physique disgracieux, des difficultés à parler et à exprimer clairement ses pensées. Sa mère Mme Olgilvy est une femme riche et comble Harriet de présents, de robes car Harriet est très coquette et soigneuse. Protégée par sa mère, Harriet connaît une existence heureuse.

Lors de son séjour chez Mme Hopner à la campagne, un séjour payé par sa mère, Harriet n’est pas seule. Elizabeth la fille de Mme Hopner et son époux Patrick y demeurentégalement ainsi que Lewis le frère de Patrick. Alice l’autre fille de Mme Hopner est amoureuse de Lewis, un jeune homme certain de ses charmes. Lewis remarque immédiatement les tenues élégantes d’Harriet et voit y le signe de l’argent. Il apprend qu’Harriet dispose de trois mille livres ainsi que deux mille livre qui lui seront versées à la mort d’une de ses tantes. Attiré par tout cet l’argent et manipulateur, Lewis lui fait la cour, la demande en mariage et surtout la monte contre sa mère. Harriet éprise de Lewis qu’elle considère comme un homme bon acquiesce à toutes ses demandes. Mme Olgilvy a compris le jeu de Lewis et elle sait qu’il n’en vaut qu’à l’argent de sa fille. Mais celle-ci est majeure et aucune autorité ne peut empêcher le mariage. Harriet part avec Lewis et se marie refusant de voir désormais sa mère.
Harriet est enceinte et Lewis suggère à Alice de venir chez eux  pour aider Harriet. En fait, Alice se promène avec lui et Harriet est laissée aux soins d’une nurse. Elle met au monde un fils dont Lewis de désintéresse totalement. Il convainc Harriet de séjourner chez Patrick et Elisabeth à la campagne pour retrouver des forces. Lui et Alice se conduisent comme un couple marié profitant de la vie. Harriet doit rester dans sa chambre avec son fils.
Entre Elisabeth, Patrick, Patrick et Alice, une complicité tacite les mène à repousser encore plus loin les conditions de vie d’Harriet. Car chacun est persuadé que son intérêt personnel prévaut devant ce qu’Harriet endure. Séquestrée, Battue, affamée, Harriet est traitée comme un animal. Alors que son mari et sa maîtresse habitent tout près d’où elle se trouve ... J’en ai assez dit sur ce roman et je ne vous révélerai pas la suite qui révèle des surprises !

Elisabeth Jenkins nous décrit non seulement l’inimaginable mais surtout la perversité des  personnages avec finesse !
Mené avec brio, l'auteure nous décrit l'avidité, la cupidité et la psychologie des personnages est décrite tout en subtilité. J'ai lu ce roman d’une traite !
Elizabeth Jenkins  retranscrit une histoire vraie et la cruauté des personnages est d’autant plus écœurante. A lire également l'excellente postface de Rachel Cook.

Il trouvait la force de lui donner de petites tapes affectueuses, avec juste un peu plus de répugnance qu'il en aurait éprouvé pour un animal étrange.


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