mercredi 7 janvier 2015

William Giraldi - Aucun homme ni dieu

Éditeur : Autrement - Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mathilde Bach - Date de parution : Janvier 2015 - 309 pages dont on ne sort pas indemne !

Dans un petit village reculé de l'Alaska alors que l'hiver est particulièrement rude, les loups s'en sont pris à trois enfants. Ils ont quitté leur territoire pour s'aventurer sur celui des homme. Medora Slone mère de la troisième victime, le petit Bailey, écrit à Russell Core un écrivain qui a observé ces bêtes. Elle lui demande de l'aide. Retrouver ce qui reste de son enfant pour elle et pour son mari qui participe à une guerre loin de son pays et où la neige est remplacée par du sable. Russell Core accepte.

Il y a ce froid terrible que Russell Core n'imaginait pas tout comme le silence des habitants. Un village soudé où les légendes, les mythes remplacent la loi des hommes. A travers ces paysages immaculés, Russell Core cherche durant une journée la trace de la meute. Quand il revient chez Medora Slone, celle-ci a disparu et il fait une découverte terrifiante. Abasourdi, il cherche à comprendre. Pendant ce temps, Vernon Slore blessé doit revenir chez lui et est mis au courant de la situation. Vernon Slore est décidé à retrouver sa femme. La police qui recherche elle-aussi Medora ne pourra pas l'en empêcher ni personne d'autre. Et sa quête est sans pitié.

Au fil des pages, la violence éclate. Sourde et meurtrière brisant le silence de ces décors enneigés. Sauf que ce livre prend une autre tournure. La tension y est presque insoutenable. On pressent qu'il va se produire quelque chose mais on est loin d'imaginer ce que William Giraldi nous réserve.
"Les bêtes qui hantent les esprits des hommes damnés", la vengeance et ce qui peut être considéré comme des sorts ou des mythes et qui vont à l'encontre ce que nous croyons nous explosent en pleine figure ! Un roman où la noirceur est contrebalancée  et par l'écriture épurée, par ces paysages sublimes où le calme règne, par l'amour qui surgit en fin de ce roman et qui nous laisse sans voix...
Un roman absolument maîtrisé, implacable et une lecture dont on ne sort pas indemne ! 

  - Il n'y a pas que notre monde qui est sauvage, nous le sommes aussi à l'intérieur, dit-elle. Tout ce qui nous entoure l'est.

9 commentaires:

Aifelle a dit…

Hou là là, ton billet me donne à penser que je pourrais aimer.

Marie-Claude Rioux a dit…

Ton billet est très inspirant... Tu vas faire exploser ma PAL, tentatrice que tu es!

Alex Mot-à-Mots a dit…

Si il n'y a pas trop de description de paysages, je pourrais être tentée.

Dominique a dit…

je l'ai vu sur la liste des romans de rentrée et il me fait envie, j'ai l'impression que cette rentrée est placée sous le signe du roman dur, violent mais ..passionnant

zazy a dit…

ça pourrait me plaire, je not

Jérôme a dit…

Je viens de l'acheter ;)

Sandrine a dit…

J'en dis un peu plus que toi sur l'intrigue dans mon billet, mais on se rejoint : un très beau roman.

Lor rouge a dit…

Mince j'avais loupé ce billet ci... Mais c'est une des nouveautés de cette rentrée de janvier qui me tente le plus... A suivre donc. Bises et bonne journée

Léa TouchBook a dit…

Je l'ai lu et sincèrement c'est un gros coup de cœur :) !

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