lundi 19 mars 2012

Catherine Lépront - Esther Mésopotamie


Éditeur : Points - Date de parution : Janvier 2012 - 209 pages lues en apnée totale!

Catherine Lépront nous transporte hors du monde ou plus exactement, elle concentre tout l’intérêt du lecteur autour de quatre personnages et d’un immeuble situé à Paris. Au 5ème étage, le professeur Osias Lorentz, surnommé le Doktor par Anabella Santos João dite Ana , la gardienne-concierge, est un expert en art sumérien. Souvent absent, il n’en est pas moins au cœur des attentions d’Ana et de la narratrice. Cette dernière employée pour des traductions passe ses journées dans un bureau séparé de l’appartement d’Osias par un vestibule. Le quatrième personnage n’est autre qu’Esther Mésopotamie. La femme dont Osias est amoureux et que ni Ana et ni la narratrice ne connaissent.

Arrivée en France à l’âge de seize ans pour fuir un futur mariage au Cap-Vert, Ana exerce son  pouvoir de gardienne de l’immeuble et de secrétaire personnelle du professeur depuis de nombreuses années. Une femme à la forte personnalité jurant en créole et qui voue à Osias Lorentz une admiration protectrice et possessive. Quand la narratrice qui a abandonné très rapidement ses études de droit est embauchée par le professeur pour des travaux de traduction, Ana voit en elle une concurrente. Renfermée sur elle-même, la jeune femme semble être à la recherche de sa place. Mais une femme va les rallier :  l’énigmatique Esther qu’Osias aime en secret sans qu’elle le sache. Qui est-elle, à quoi ressemble-t-elle? Le professeur, un homme discret et cultivé, marié à deux reprises entretient toujours le mystère.
Vingt années se déroulent et notre narratrice amoureuse d’Osias tait ses sentiments. Pourquoi cette attitude alors qu'elle jalouse comme Ana  l'intrigante Esther ? Je n'en dis pas plus. Si le temps s'est égrené, il a également nourri et sculpté les sentiments de ce trio où les soubresauts inattendus de la vie ne sont pas oubliés...

Je vais arrêter de dire que je n’aime pas les écritures aux longues phrases car j’ai plus qu’aimé le style de Catherine Lépront! Une écriture poétique qui déploie les mots, enveloppe le lecteur. 

J'ai lu en apnée totale cette histoire belle, envoûtante sur les  désirs, l'amour, l'absence et  le façonnement des sentiments ! Et une écriture qui m'a subjuguée !


Un grand merci  à Véronique de Dialogues pour ce conseil de lecture !

Je ne veux pas recommencer à me traîner comme une chienne blessée d'un lieu à l'autre comme je l'ai  fait, et prétendre au retour, le sourire aux lèvres que j'étais en Norvège, pour m'occuper de mon ami de jeunesse affecté maintenant d'une lancinante douleur à un bras et dont les résultats d'examens n'avaient pas entièrement satisfaits son cancérologue, Il va tout à fait bien maintenant, merci, on peut tourner la page. Je suis lasse de toute cette escroquerie.

 

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