jeudi 29 mars 2012

Yasunari Kawabata - Les pissenlits


Éditeur : Albin Michel - Date de parution : Février 2012 - 246 pages

Ineko atteinte de cécité partielle est confiée à un hôpital psychiatrique. Cette étrange maladie l’empêche de voir des objets ou des parties du corps par moments. Sa mère et son amant Hisano l’y ont laissée et sur le chemin du retour, leur conversation les amène à aborder différents sujets.

Ce livre est un inachevé donc il ne faut pas s‘attendre à y trouver une fin en bon uniforme. Hisano ne peut regretter que la mère d’Ineko est choisi l’hôpital psychiatrique pour la soigner. Rempli de remords, il ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait pu l’aider à guérir. Temporairement, certaines parties du corps de son amant deviennent invisibles aux yeux d’Ineko. L’établissement situé loin de la ville est réputé pours ses soins et sa tranquillité. Mais Hisano ne veut pas la laisser immédiatement et il propose à la mère d’Ineko de rester une nuit au village le plus proche. Tous deux parlent de la mort accidentelle du père d’Ineko survenue alors qu’elle était enfant et en sa pérsnece. Cette vision serait-elle à l’origine de sa cécité partielle? Et si le destin avait été autre, quel serait le présent aujourd’hui ? Sur le chemin qui les mène au village, tous deux sont victimes d’hallucinations comme l’avait été le père d’Ineko à la fin de la guerre. Il trouva la vie sauve grâce à la  vision d’une jeune fille. De questions en digressions, Hisano et la mère d’Ineko s’interrogent.

Dans une écriture elliptique qui fait appel aux sens, ce livre est une réflexion sur la mort, la folie et le conséquences des actes accomplis ou non. Si le rythme instaure une forme de tranquillité propice à la réflexion,  j'ai été néanmoins déconcertée par certains passages axés sur la philosophie métaphysique du qui suis-je dans ce monde et pourquoi... 


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