vendredi 2 août 2013

Jeffrey Eugenides - Le roman du mariage


Éditeur : Editions de L'Olivier - Traduit de l'anglais ( Etats-Unis) par Oliver Deparis - Date de parution : Janvier 2013 - 552 pages et un roman très plaisant à la psychologie creusée !

Etats-Unis début des années 80 université de Brown. Madeleine étudiante en littérature, sage et presque effacée tombe amoureuse de Leonard qui participe à l'un des cours qu'elle suit. Lui est dans une  voie scientifique en biologie. Madeleine admiratrice de Jane Austen participe à des cours où les étudiants se gargarisent de Barthes (ou boivent littéralement les paroles du professeur) et confrontent points de vue. Et il y a Mitchell attiré par la théologie. Un trop gentil garçon à qui Madeleine a laissé croire des sentiments.
Trois personnages différents qui à l'université découvrent l'indépendance, l'amour, le sexe et les déceptions avec une responsabilité sur les épaules : quid de leur avenir ?
Si Madeleine tergiverse sur la poursuite de ses études, Mitchell part en Inde et en Europe voyager durant une année avec un ami et Madeleine s'installe avec Leonard. Mais Leonard est malade, maniaco-dépressif et le jeune couple ne connaît pas un bonheur parfait. Loin de là. Dévouée à son mari, Madeleine repousse à plus tard sa poursuite professionnelle. Malgré son admission dans un laboratoire réputé de recherches, Leonard a changé : conséquences du traitement au lithium. Et pendant ce temps en Inde Mitchell n'oublie pas Madeleine.

Ce livre débute avec un certain humour et un style entraînant, truffé de références littéraires et décrivant les personnalités de nos trois personnages et leurs origines. A mesure des pages et de la maladie de Leonard, la légèreté est oubliée. Chacun d'entre eux est face à des choix lourds de conséquences pour le futur.
Roman sur la passage à l'âge adulte et des responsabilités, la psychologie est creusée et Jeffrey Eugenides cerne parfaitement une époque. Seul petit bémol : j'ai trouvé que la fin était trop vite amenée... Il n'en demeure pas moins que ce ce livre possède tous les ingrédients que j'aime ! 

Voir Leonard aller mieux était comme lire certains livres difficiles. c'était comme on avançait péniblement dans les derniers romans d'Henry James, ou dans les pages sur la réforme agraire d'Anna Karénine, et que, brusquement, ça redevenait captivant et ça continuait à s'améliorer, jusqu'à ce qu'on soit tellement emballé qu'on en venait presque à être content du passage ennuyeux précédent car il n'avait rendu la suite que plus délectable.

Plein d'avis sur Babelio.
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