jeudi 7 avril 2011

Lionel Salaün - Le retour de Jim Lamar

Éditeur : Liana Levi - Date de parution : Juillet 2010 - 233 pages

Etats-Unis, Missouri,  Stanford. 1981, Jim Lamar vétéran de la guerre  de Vietnam revient s’installer dans  la  maison de ses parents. Depuis la  fin de la guerre, il n’avait donné aucun signe de vie. Ses parents sont décédés depuis longtemps. La ferme laissée derrière eux et convoitée a  été vidée, pillée par les habitants peu scrupuleux.  Jimmy âgé de 13 ans, fils d’un fermier voisin fait la connaissance de Jim. Son retour est vu d’un mauvais œil par les habitants qui n’espèrent que son départ.
A travers le récit de  Jimmy, on se prend des claques. Aussi cuisantes que la chaleur d’été de cet état et sonnantes  comme les sujets traités dans ce livre.  Vous êtes prévenus. Stanford, une ville flanquée de sa terre plate où les silos agricoles jalonnent  le ciel et qui borde le fleuve Mississpi. Jimmy aime s’isoler près d'un lac. Oublier son père et  sa mère peu causants.  Du jour au lendemain, Jim Lamar revient à Stanford. Les langues se délient : ses parents sont morts sans avoir eu de ses nouvelles. Pourquoi est-il là ? Par le plus grand des hasards, Jimmy le rencontre. Au début, le jeune garçon est mal à l’aise, son père ayant contribué à « nettoyer »  la maison des Lamar.  Les habitants  racontent que ces gars revenus de la guerre sont changés à tout jamais.  En l’espace d’un mois, Jim racontera par bribes la guerre et son histoire. La guerre, sa dureté mais aussi celle qui forge des liens forts entre des gars venus combattre. Sans tout dévoiler, il est question de  la ségrégation, des préjugés, de la religion et  de la discrimination qui endosse plusieurs manteaux. Mais, aussi de cette fraternité et de la quête que chacun poursuit. J'ai été secouée, interpellée et j'ai eu les yeux noyés de quelques larmes.
Dépaysement  assuré, on se croit au Missouri car l’auteur  possède une écriture qui fait appel à l'ensemble des sens.  Seul petit bémol : à force le langage familier, n’oublions pas que Jimmy est âgé de 13 ans,  peut  lasser.
Voici un premier roman d’un auteur français à suivre de très, très près !
Merci à Fransoaz pour le prêt, la prochaine lectrice sera Griotte
Un livre lu dans le cadre de la 9ème édition du prix des lecteurs du Télégramme.


15 commentaires:

Gwenaelle a dit…

Un récit sans doute emblématique du fossé qui se creuse en les gens qui ont vécu une expérience difficile, traumatisante et les autres...

Stephie a dit…

J'ai toujours beaucoup de mal avec les récits qui imitent le langage d'un narrateur adolescent. Je ne suis donc pas certaine de tenter.

Mango a dit…

Tentée par l'histoire et ton appréciation mais rebutée moi aussi à l'idée de devoir lire ce langage de d'jeunes! A suivre évidemment!

zarline a dit…

Je rejoins Stephie et Mango. Je suis tentée par l'histoire mais je bute sur le narrateur ado et également un peu sur l'auteur français parlant de l'Amérique profonde. Bon à voir...

Anonyme a dit…

Le langage d'jeuns ne me gêne pas forcément, je pense que je tenterai cette lecture!

herisson08 a dit…

oups c'était hérisson ;)

pyrausta a dit…

ton billet me tente..A voir quand mes PAL auront un peu baissé.

Alex Mot-à-Mots a dit…

Un livre qui dérange et qui sait émouvoir, tout ceci est très tentant.

Fransoaz a dit…

Un roman d'initiation, original dans sa réciprocité, qui m'a bien plu.
Un des talents de l'auteur est, en effet, de nous déposer sur les rives du Mississippi.
Auteur à suivre certainement.

sylire a dit…

lecture prévue, il est aussi dans le prix Cezam.

Clara a dit…

@ Gwen : oui et très bien écrit!

@ Stephie : peut-être alors ?

@ Mango : un auteur à suivre de très près... !

@ Zarline : non,non justement, c'est tout le contraire ! Ce livre aurait pu être écrit par un américain. Et l'atmposphère de cette bourgade nous colle à la peau! Il s'agit d'une réussite totale sur ce plan !

@ Hérisson08 : je pense que tu aimeras !

@ Pyrausta : un livre étonnant à découvrir !

@ Alex : c'est certain, il bouscule et interpelle !

@ Fransoaz : on a vraiment l'impression d'y être !Pour un premier roman, cet auteur "tape" fort !

@ Sylire : eh bien, j'attends ton avis!

Anjelica a dit…

je note !

Clara a dit…

@ Anjelica : ah, je suis contente ! J'ai hâte d'avoir d'autres avis !!!

Béné a dit…

Très tentée, surtout si ce n'est pas écrit par un Américain peut être trop impliqué!
un de plus sur ma PAL!
Question surement très naïve mais il faut être blogueuse pour bénéficier parfois de prêt d'oeuvres??

Clara a dit…

@ Béné : on a vraiment l'impression d'avoir à faire à un un auteur qui a vécu dans le Missouri !
Il "vit" l'Amérique et ça se ressent dans son écriture! Ce pays lui colle à la peau !

Pour ta question.. tu peux m'envoyer un mail plus détaillé ?

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