vendredi 23 décembre 2011

Bernard Comment - Tout passe

Éditeur : Bourgois - Date de parution : Avril 2011 - 140 pages et 9 nouvelles.

Dans ce recueil, neuf nouvelles au ton mélancolique mettent en  scène des personnages impactées par  la question que laissera-t-on après nous ?  Si les empreintes du temps qui passe marque notre corps, si notre façon de concevoir le présent et nos actions passées évoluent,  à un moment donné cette question nous effleure tous l’esprit.  Un fils distant assiste à l’enterrement d’un père peu connu, un homme enterre dans son jardin son argent, une femme fugue pour retrouver les souvenirs de sa mémoire.  Des instants de vie capturés par une écriture posée où l’auteur a voulu, j’imagine, mettre en exergue le constat que nous faisons et qui nous laisse de marbre, insatisfait, fier ou dépité. Conséquences indélébiles d’une vie ou de ce que l'on veut léguer ou effacer derrière soi. 
J’ai bien  dit j’imagine car après la première lecture de la première nouvelle, j’ai dû la relire et ainsi de suite…

Je n’ai pas trouvé dans ces textes la porte où m’engouffrer pour accéder au cœur même de ces personnages et de ces tranches de vie. Je suis passée à côté de ces nouvelles et recueil a glissé sur moi sans me toucher..

On dit que les pères n’ont pas de beaucoup de sentiments pour les nourrissons, univers des mères , dont ils se sentent exclus, et que leur amour se développe plus tard, au fil des ans et de la maturité. Moi, j’ai le sentiment que ce n’est jamais venu. Une indifférence hypocrite. Quelques signes de façade. Le minimum. Et de moins en moins.

Le billet d’Antigone.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...