samedi 24 décembre 2011

M.Ann Jacoby - Un génie ordinaire

Éditeur : JC Lattès - Date de parution : Octobre 2011 - 444 pages agréables!

Oui, je sais. La couverture est hideuse. A tel point que l’on pourrait croire que la personne chargée de choisir les couvertures des livres  a une dent (et pas une petite)  contre l’auteure. Un ancien amant éconduit ? Une copine jalouse qui rêvait d’être elle aussi d'être éditée ?  Comme je ne suis  pas à un atelier d’écriture, j’arrête mes hypothèses hasardeuses. Mais voilà comment à cause d'une couverture, on  peut rater  un moment de lecture agréable !

Mead est un génie, un adolescent pour qui les maths sont un vrai plaisir. A dix-huit ans, il  a déjà terminé son cursus universitaire. Une semaine avant la remise des diplômes, il laisse tout tomber pour rentrer chez ses parents et  travailler avec son père dans l’entreprise de pompes funèbres. Pourquoi ce jeune  prodige abandonne-t-il ses recherches sur « les statistiques liées aux espaces entre les zéros de la fonction zêta » (facile, n’est-ce pas Keisha) ?

Ce retour dans l'Illinois constitue le point de départ de ce roman et la réponse se dessine au fur et à mesure des pages. Construit sur des  retours à différentes époques, on découvre la vie de Mead. Sa mère autoritaire l’a toujours poussé à être le meilleur mais avec des méthodes peu pédagogues. Son père dirige l’entreprise familiale avec son frère et le cousin  de Mead,  Percy, semble tout désigné pour prendre la relève. Etre un génie est plus difficile que de jongler avec les maths quand on y est shooté. Si l’enfance et l’adolescence de Mead sont marquées par la solitude et les brimades des autres, sa  dernière année à l'université va lui  faire  prendre conscience que pour l’argent et/ou le prestige, beaucoup sont prêts à tout.  

Ce roman initiatique d'un grand enfant poussé très vite dans la vie des adultes révèle beaucoup d'humour et de tendresse! Une lecture agréable sans  prise de tête malgré quelques petits bémols : deux ou trois pages complètement matheuses, les hallucinations trop fréquentes à mon goût de Mead et  l’absence d’une fin nette et précise. 

Et un premier livre

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