lundi 24 septembre 2012

Aurélia Bonnal - The queen is dead


Éditeur : Buchet Chastel - Date Parution : Août 2012 - 173 pages de rythme et de vie! 

Elo, trentenaire parisienne, mariée et  un enfant vient de publier son premier roman. Bert vit près de Perpignan où il travaille dans un magasin de vins et vit avec sa copine Gilberte. Passionné de rock, il joue de la guitare dans un groupe amateur.

Il aura fallu d’un hasard pour que Bert se retrouve avec le livre d’Elo dans les mains. Même si la lecture n’est pas trop sa tasse de thé. Au fil des pages, il se reconnait dans l’histoire. Oui, Elo raconte leur adolescence. Dans le sud de la France, Ils étaient un petit groupe d’amis à écouter les mêmes chansons, à partager leur temps libre ensemble. Du jour au lendemain, Elo a tout plaqué et n’a plus donné aucune nouvelle à  personne. C’était il y a vingt ans. De son côté, Elo doute de son livre. Elle donne l’impression d’être une jeune femme épanouie malgré ses fêlures. Elle s’étonne, sourit de petites choses, tâtonne et vit en ayant peur de rater le coche.  Bert va rompre la monotonie  de sa vie tranquille en voulant reprendre contact avec Elo. Mais si vouloir  renouer avec le passé rime avec les bons souvenirs, les questions et le clasch du présent sont au rendez-vous.

Roman à l’écriture absolument moderne, the queen is dead dresse le portait de deux personnes en alternance. On pourrait presque penser que  tout les oppose tant ils sont devenus différents. En apparence et au vu de leurs vies. Car chacun a ses blessures mais surtout la culture des années 80 qui les a vus grandir. Et c'est de façon quasi-logique que les références musicales apparaissent dans le récit de Bert. Tandis que le personnage d’Elo est un tourbillon de spontanéité, d’idées, de questions où la musique, la poésie se glissent  au détour d’une phrase. Jeune femme dont la fragilité est palpable. 

Si j’ai trouvé que l’histoire en elle-même s’essoufflait un peu dans la seconde partie, il n’en demeure pas moins que l’écriture d’Aurélia  Bonnal est naturelle, non formatée, sans apparat, sensible et poétique. Ecriture qui m' a tout de suite harponnée ! On ressent que l'auteure y a mis de son âme et de son cœur.  Sans jouer sur le corde sensible ou verser dans les bons sentiments,  il s’agit d’un premier roman qui touche, émeut par sa singularité !  Et une auteure à suivre!

J'avais fusillé ma vie. c'était clair. Là, c'était foutu, Il ne me restait plus  qu' à compter mes points de retraite misérables, à attendre le dimanche aprèsm, le lundi, le mardi, les jours fériés, les congés payés, la quille, la mort. J'avais envie de tout casser toutes les bouteilles. 

Le billet de Stephie 



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...