samedi 1 septembre 2012

Howard Jacobson - Kalooki nights

Editeur : Calmann-Lévy - Date de parution : Août 2012 - 488 pages

Angleterre, Manchester,  les années 1950. A Crumpsall Park,  Max Glickman et Manny Washinsky deux garçons d'une dizaine d'années passent du temps dans un abri antiaérien à dessiner leur première BD intitulée Cinq mille ans d'inquiétude. Manny enseigne à Max les horreurs de l'holocauste.  Tous deux sont juifs mais élevés de façon différente. La famille de Manny est orthodoxe et très pratiquante à l'inverse de celle de Max. Sa mère reçoit ses amies lors de soirées à jouer au rami et son père est un ancien boxeur communiste de surcroit athée. Devenu dessinateur humoristique bien des années plus tard, Max apprend que Manny a tué ses parents en les gazant. Contacté par une société de production télé qui souhaite réaliser un film sur la vie de Manny, Max reprend contact avec celui-ci.

Après La question finkler, j'étais contente de retrouver Howard Jacobson. Et ce fut une lecture plus que laborieuse que j'ai failli abandonner à plusieurs reprises.
Le livre raconte l'enfance de Max et de Manny mais aussi la vie d'adulte de Max. Notre narrateur Max revient sur ses mariages ratés avec des femmes dont le prénom comporte des trémas ( ne me demandez pas pourquoi, je n'ai pas réussi à trouver l'explication), ses souvenirs d'enfance  mais il ne nous évite pas des digressions en tout genre sur les Juifs.
Manny n'était pas à proprement parler l'ami de Max. Tous deux habitaient le même quartier, jouaient ensemble et surtout ils ont dessiné une BD sur laquelle Max retravaillera devenu adulte. A travers un livre appartenant à Manny, le jeune Max découvre l'holocauste. Il est question notamment d'Isle Koch surnommée la Sorcière de Buchenwald.  Et justement cette femme éveille en Max sa sexualité et des fantasmes. Il faut attendre la seconde partie du livre pour que Max revoie Manny sorti de prison. Avec toujours ces aller-retours dans l'enfance et la question de savoir pourquoi Manny a agi de la sorte.

Vous l'aurez compris, l'auteur use de l'humour provocateur. Un humour qui sert généralement à faire passer des messages ou invite à la réflexion mais pour ma part j'y suis restée insensible.
Beaucoup de propos sont abordés : les clichés (et les préjugés) sur les Juifs, le poids de la Shoah, la culture, la religion, l'éveil à la sexualité.

Trop de thèmes,  une construction difficile à suivre et le sentiment (terrible) de n'avoir rien retiré de cette lecture. Dommage.

Merci à Dialogues Croisés et en particulier à Caroline.


 
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