mardi 22 novembre 2011

Dan Simmons - Drood

Éditeur : R. Laffont - Date Parution : Août 2011 - 865 pages de bonheur!

Le 9 juin 1865, le train où Dickens se trouve déraille. L’auteur, miraculé, descend de son wagon pour porter secours aux nombreux blessés. Il rencontre un étrange personnage blafard, une vision presque sortie des ténèbres au nom de Drood. Perturbé par cet évènement, il met dans la confidence l’écrivain Wilkie Collins qui est également son ami.
O toi lecteur innocent de maintenant et de plus tard, ô toi la pauvre créature innocente qui mettra la main sur ce livre, sois méfiante ! Car cet  ouvrage ensorcelant est une source de plaisir incommensurable ( oui, oui et oui !). De joie, tu pourras crier et  tes nuits seront écourtées. Pas la peine de lire forcément un livre classé X sous le manteau pour éprouver des frissons d’extase (Monsieur s’est d'ailleurs demandé pourquoi je frétillais  autant…  )! Sans avoir à se cacher de honte, il suffit de se munir de ce livre et rien d’autre. C'est dire si j'ai aimé  ce livre (malgré quelques longueurs) !!

Narré par Wilkie Collins qui s’adresse à un lecteur du futur,  ce récit met en scène Dickens dans les cinq dernières années de sa vie. Ce dernier est obsédé par Drood et ce qu’il représente, des bas-fonds aux hécatombes, on est plongé dans une atmosphère Londonienne aux cotés du grand Dickens. Grand consommateur  de laudanum médicinal pour calmer ses douleurs, Collins est en proie à des hallucinations sous l'effet de la drogue. La jalousie que Collins éprouve envers Dickens est manifeste. Jalousie mêlée à de l'admiration et à de la sympathie. Malgré ses sentiments souvent ambiguës, il demeure aux côtés de Dickens prêt à lui rendre service. Encore que…Le portait de Dickens est celui d'un homme qui sombre peu à peu dans une forme de folie. Au lecteur de se demander ce qu'est ce mélange  attractif : la réalité,  le fruit des divagations de Collins ou l'imagination de Dickens. Et voilà, comment Dan Simmons ferre sa victime!

Ne comptez pas pour moi pour vous raconter la suite ! Allez, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Avec une écriture absolument délicieuse ( j’en redemande), cette lecture est du  bonheur !! Sans oublier les références aux ouvrages des deux écrivains...
La centaine de pages en trop m'a privée du bonheur suprême. Pas de coup de cœur mais presque pour  ce voyage à  Londres en compagnie de Dickens et de Collins !

Un grand merci à Charlie et à ses drôles de dames ...

 
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