jeudi 2 décembre 2010

Qu'est ce que vous faites samedi?

Qu’est ce que vous faites samedi prochain? Pour ceux et celles  qui habitent Paris ou les environs, ils peuvent aller faire un tour, non pas à Lambé, mais à Sciences Po.
Et oui, cette institution ouvre ses portes samedi 4 décembre. Pas pour des débats politiques mais à l’occasion de la 63ème Journée Dédicaces. Cette année, le thème est la singularité. Pour être précise, le thème est "Littératures du singulier".  Près d’une centaine d’auteurs seront présents avec des « têtes d’affiche » mais aussi Guillaume de Fonclare, Laurent Binet, Anne Savelli, Marie Le Gall, Blandine Le Callet, Sarah Chiche, Martin Provost… Je n‘ai cité que les auteurs que j’aurais aimé rencontrer.
Une table-ronde littéraire avec l’équipe de l'émission de France Culture "Des Papous dans la Tête"  et un débat sur "Lire et écrire à l'ère du numérique" sont  également au programme.
Tous les détails de cette journée sont ici.

mercredi 1 décembre 2010

Harper Lee - Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Éditeur : Livre de poche - Date de parution : 03/2007 - 448 pages

Début des années 1930, l’Amérique est frappée de plein fouet par  la Grande dépression. Nous sommes à Maycomb dans  l’Alabama. Depuis la mort de sa femme, Atticus Finch élève seul ses deux enfants : Jem et Scout. Scout est une  petite fille, un peu garçon manqué mais surtout intelligente et curieuse.  Atticus est avocat dans cette petite ville où tout le monde se connaît. Commis d’office, il va devoir  défendre un Noir accusé d’avoir violé une jeune fille Blanche.

C’est  à travers le regard de Scout que cette histoire est racontée. Au début, elle est âgée de 6 ans et  j’ai été surprise par son intelligence et sa vivacité d’esprit. La première partie du livre où l’on découvre la vie de Scout, principalement ses jeux d’enfant et le voisinage,  m’est apparue longue. Après ce démarrage un peu difficile, j’ai trouvé la deuxième partie du livre plus intéressante. Atticus, leur père, est un homme droit, intègre pour qui les valeurs morales et humanistes sont importantes. Et il  transmet  ses valeurs à ses deux enfants.  Quand Atticus est commis d’office pour défendre Tom Robinson, il ne juge pas son client à sa couleur de peau. Nous sommes en 1930 dans un état du Sud, la ségrégation et  les préjugés envers les gens de couleur  sont présents et bien ancrés. Il  va défendre son client avec conviction et foi même s’il sait que ce procès est joué d’avance. Scout a grandi, elle a 9 ans et elle pose des questions sur le monde qui l’entoure.  Calpurnia qui travaille chez eux est noire de peau. Atticus et  ses enfants la respectent et la considèrent comme une des leurs. Ce procès va entrainer dans son sillage des insultes et  de la bassesse.  Toute la famille est impactée.Scout comprendra que tout le monde n’est pas bien attentionné et que les convictions de son père ne sont  pas partagées pas tous.  Jem, jeune adolescent, éprouvera de la révolte envers ces attitudes méprisantes.

L'ensemble du récit est ponctué de tendresse, d’humour et Scout se révèle attachante. J'ai aimé son franc-parler et son côté garçon manqué. Atticus est un homme qui inspire du respect et beaucoup d'humilité ...
Ce livre est un plaidoyer pour l’égalité des Hommes. Une lecture agréable malgré une première partie un peu trop longue à mon goût !
Mais, de par mes dernières lectures, je n'ai peut-être pas su apprécier ce livre à sa juste valeur...

Il s'agit d'une lecture dans le cadre du blogoclub organisé par Sylire et Lisa.

mardi 30 novembre 2010

Keith Ridgway - Mauvaise pente

Éditeur : 10 x 18 - Date Parution : 19/03/2009 - 378 pages

Irlande, début des années 1990, Grace Quinn ne supporte plus son mari, un homme violent et alcoolique. Quelques années auparavant, son mari a  renversé et  tué une jeune fille au volant de sa voiture alors qu’il était ivre. Depuis il s’adonne encore plus à la boisson.  Grace n’en peut plus de cette vie. Un soir, elle prend les clefs de la voiture et le voit sur la route. Elle accélère sans remords et le tue. Elle ne dit rien à la police, maquille les preuves et décide de partir à Dublin chez son fils Martin. Partir pour recommencer une nouvelle vie, mais est ce possible ?
Je voulais lire un portait de femme  qui me marque et découvrir un nouvel auteur. Mes vœux  ont été exaucés avec ce livre ! Oui, j’ai été comblée ! Déjà, il y a l’histoire principale. Cette femme qui décide sur un coup de tête d’en finir. Grace n’a rien prémédité. Elle  est juste au bout du rouleau.  Elle tue son mari qui la bat et qui boit. Quand son fils Martin vient  pour l’enterrement, elle décide de  partir avec lui à Dublin. Pleine d’illusions, Grace croit que Martin sera content qu’elle quitte la campagne pour la ville. Au début, elle n’éprouve pas de remords mais petit à petit, la culpabilité la gagne.  Elle sait que si elle se confie à quiconque, elle sera arrêtée. Elle tente se rapprocher  de Martin et de lui parler. En vain.  Ce poids sur la conscience l’empêche d’être heureuse. Et l'ombre d’une arrestation est toujours possible si la police enquête. Grace rencontrera des personnes prêtes à l’écouter. On suit le parcours  de Grace et on ressent l’envie de Grace de parler, de se confier. Je me suis prise de sympathie pour elle malgré son acte. Même si elle semble fragile, c’est une femme déterminée qui ira au bout de son chemin. Sans raconter tout le livre, la réaction de son  fils sera surprenante et inattendue. En toile de fond, il y a l’Irlande et ses lois avec une autre histoire inspirée d’un fait réel. Celle d’une jeune fille de 14 ans qui été violée et qui est enceinte de son agresseur.  La loi Irlandaise l’interdit de se faire avorter. L’opinion publique prend part à ce débat et se mobilise.
Un portait de femme d’une richesse étonnante, très bien décrit et desservi par une belle écriture. Que du bonheur…
Les billets de livresque sentinelle et de nourritures spirtuelles et nourritures terrestres.

Et, ce livre me permet de participer au challenge de Kathel !