Editeur : Flammarion - Date de parution : Janvier 2016 - 88 pages et un régal !
Cette pièce de théâtre écrite par Jean-Luc Seigle (du théâtre ? Oui et j’avoue n’en avoir pas lu depuis le temps du collège/lycée) met en scène Dorothy Parker. Et Jean-Luc Seigle se glisse dans sa peau avec brio ! En huit tableaux allant de 1950 à 1962, Dorothy Parker sous la plume de l’auteur revit et c’est un pur plaisir.
Dans sa chambre de l'hôtel Volney, le plus souvent un verre de whisky à la main, au téléphone soit son ex-mari ( qu’elle épousera une seconde fois et dont elle divorcera encore) soit avec une de ses amies ou encore avec Charly le concierge de l’immeuble, j’ai retrouvé son humour caustique, grinçant, acéré que j’avais découvert avec Hymnes à la haine puis dans Mauvaise journée demain.
Car Dorothy Parker dit ce qu’elle pense. Des femmes d'intérieur au monde d'Hollywood, de son incapacité à écrire à un roman en passant par la société américaine, elle n’épargne personne.
Mais cette pièce permet également d'apprendre des éléments de la vie de Dorothy Parker que j’ignorais. Par exemple, ayant pris la défense de deux personnes, elle sera victime du maccarthysme et taxée d’être communiste, et bien d'autres choses.
Jean-Luc Seigle rend un bel hommage à cette nouvelliste et scénariste. Une femme engagée , fine observatrice à la personnalité incroyable mais également fragile. Un régal !
Cette pièce été jouée au théâtre Le Lucernaire de janvier à mars 2016.
Ca prend juste du temps d'être méchant. Je dis juste la vérité, toute la vérité, et il arrive quelque fois que la vérité soit méchante.
Et dire que ce qui m'attend c'est une vraie vie de femme ...d'intérieur. Pourquoi nous les femmes finissons toujours par croire qu'une maison, un bout de jardin, une machine à laver, un frigo, un mari, un enfant et un chien c'est la panacée?
Écrire un roman sur les acteurs et Hollywood ? Tu n'y penses pas, Misty. Il n'y a que les gens apparemment ordinaire qui sont des sujets intéressants.
Lu de Jean-Luc Seigle : Je vous écris dans le noir - En vieillissant les hommes pleurent
Le billet de l'Irrégulière
Merci Delphine (Dialogues) !
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samedi 21 mai 2016
mardi 29 octobre 2013
Rencontre avec Paul Bloas autour des Saigneurs
Il y a une semaine, j’ai eu la chance de rencontrer Paul Bloas et de lui poser quelques questions. Je ne parle jamais de peinture sur ce blog mais les géants de Paul Bloas m’ont toujours fascinée. Des géants éphémères peints sur du papier qui est ensuite collé sur un mur. Autant de découvertes qui m’émeuvent ou dans lesquels je puise une force, une sérénité. Ces géants font désormais partie de ma vie.
Vous avez été à New-York, Berlin, Beyrouth, Bordeaux, Belgrade, Barcelone, Paris et bien d'autres villes, comment vous choisissez les lieux ?
Ca peut être des commandes parfois des envies personnelles. Quand ce sont des commandes, on me donne carte blanche. Quand ce sont des envies personnelles, c’est que j’ai déjà une idée en tête.
C’est le cadre qui vous inspire comme au plateau des capucins à Brest ?
Oui car je voulais travailler sur la mémoire ouvrière.
Vous êtes un homme engagé ?
A partir du moment que vous travaillez dans le milieu urbain, il y a une forme d’engagement généralement.
Comment vous est venu cette idée de peindre ces grands personnages?
Quand j’étais étudiant aux Beaux-Arts, je peignais déjà des personnages de 5 mètres de haut. Le travail de certains artistes m’intéressait aussi. Mon premier personnage était sur le pont de l’Harteloire, les voitures passaient rapidement et les gens devaient être interpellés par le personnage donc le monumental s’imposait.
Vous êtes un électron libre dans le monde de l’Art ?
Oui, je pense. J’ai la chance de vivre de mon travail car je vends mes études préparatoires. Une grande majorité de mon travail se situe dans le milieu urbain et est destiné à la destruction.
Comment vous vient l’idée de vos personnages ? D’ailleurs, ils sont majoritairement masculins y a-t-il une raison ?
La femme est la plus représentée en peinture. J’ai une certaine pudeur à déformer une femme. Nous sommes dans une société où la représentation de la femme est « surveillée ». On voit toujours des pin-up, des femmes de 30 ans et belles. Je ne me le permettrai pas car sinon on m’affublerait de caractère machiste ou misogyne…Le public qui aime mon travail est essentiellement féminin car je n’hésite pas à déformer les hommes pour montrer leur fragilité. Quand je représente un homme c’est un caractère général. En l’occurrence pour moi c’est plus facile pour moi de faire d’une droite une courbe.
Est-ce que la littérature vous inspire ?
Oui, les écrits de Jean Genet qui est pour moi est un des plus grands auteurs du 20 ième siècle, c'est un magicien des mots. Je lis plusieurs bouquins à la fois mais je ne suis un très grand lecteur. En ce moment je lis le chant du bourreau de Norman Mailer.
Quel sera votre projet après l’exposition des saigneurs ?
En 2014, ce sera les 30 ans de mes personnages. Mon premier été collé en juin 2084 sur le pont de l’Harteloire. Je pense qu’il y aura quelque chose d’organisé.
A Brest ?
Non, car personne de Brest m’a fait de proposition
Non ????
(Message de ma part à François Cuillandre, maire de Brest : Paul Bloas est brestois et pour l'anniversaire de ses personnages, la ville ne fait rien? Tout fout le camp !)
Je suis train de travailler sur la suite que j’avais effectué dans la prison de Pontaniou à Brest en 1990.
Pendant deux mois vous êtes resté dans la prison coupé de tout ?
Ca a été éprouvant car j’ai fait pas mal de cauchemars par la suite mais je n’avais pas le choix car il faut s’imprégner du lieu. A Madagascar, tous les jours j’étais en repérage, j’observais les gens dans la rue.
Quand j’ai travaillé à Valenciennes avec Jean-Bernard Pouy sur la précarité, j’ai passé énormément de temps à discuter avec des gens dans cette situation.
Le site de Paul Bloas.
![]() |
| Copyright Paul Bloas - Reproduction interdite |
Vous avez été à New-York, Berlin, Beyrouth, Bordeaux, Belgrade, Barcelone, Paris et bien d'autres villes, comment vous choisissez les lieux ?
Ca peut être des commandes parfois des envies personnelles. Quand ce sont des commandes, on me donne carte blanche. Quand ce sont des envies personnelles, c’est que j’ai déjà une idée en tête.
C’est le cadre qui vous inspire comme au plateau des capucins à Brest ?
Oui car je voulais travailler sur la mémoire ouvrière.
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Vous êtes un homme engagé ?
A partir du moment que vous travaillez dans le milieu urbain, il y a une forme d’engagement généralement.
Comment vous est venu cette idée de peindre ces grands personnages?
Quand j’étais étudiant aux Beaux-Arts, je peignais déjà des personnages de 5 mètres de haut. Le travail de certains artistes m’intéressait aussi. Mon premier personnage était sur le pont de l’Harteloire, les voitures passaient rapidement et les gens devaient être interpellés par le personnage donc le monumental s’imposait.
Vous êtes un électron libre dans le monde de l’Art ?
Oui, je pense. J’ai la chance de vivre de mon travail car je vends mes études préparatoires. Une grande majorité de mon travail se situe dans le milieu urbain et est destiné à la destruction.
Comment vous vient l’idée de vos personnages ? D’ailleurs, ils sont majoritairement masculins y a-t-il une raison ?
La femme est la plus représentée en peinture. J’ai une certaine pudeur à déformer une femme. Nous sommes dans une société où la représentation de la femme est « surveillée ». On voit toujours des pin-up, des femmes de 30 ans et belles. Je ne me le permettrai pas car sinon on m’affublerait de caractère machiste ou misogyne…Le public qui aime mon travail est essentiellement féminin car je n’hésite pas à déformer les hommes pour montrer leur fragilité. Quand je représente un homme c’est un caractère général. En l’occurrence pour moi c’est plus facile pour moi de faire d’une droite une courbe.
Est-ce que la littérature vous inspire ?
Oui, les écrits de Jean Genet qui est pour moi est un des plus grands auteurs du 20 ième siècle, c'est un magicien des mots. Je lis plusieurs bouquins à la fois mais je ne suis un très grand lecteur. En ce moment je lis le chant du bourreau de Norman Mailer.
Quel sera votre projet après l’exposition des saigneurs ?
En 2014, ce sera les 30 ans de mes personnages. Mon premier été collé en juin 2084 sur le pont de l’Harteloire. Je pense qu’il y aura quelque chose d’organisé.
A Brest ?
Non, car personne de Brest m’a fait de proposition
Non ????
(Message de ma part à François Cuillandre, maire de Brest : Paul Bloas est brestois et pour l'anniversaire de ses personnages, la ville ne fait rien? Tout fout le camp !)
Je suis train de travailler sur la suite que j’avais effectué dans la prison de Pontaniou à Brest en 1990.
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Pendant deux mois vous êtes resté dans la prison coupé de tout ?
Ca a été éprouvant car j’ai fait pas mal de cauchemars par la suite mais je n’avais pas le choix car il faut s’imprégner du lieu. A Madagascar, tous les jours j’étais en repérage, j’observais les gens dans la rue.
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Je veux m’approcher du plus près de la réalité pour rendre sensible mes sujets.
Toutes ces photos sont issues du livre les Saigneurs paru aux Editions Dialogues en Octobre 2013. Ce livre est une rétrospective de son travail depuis 1984 et il permet d'admirer ce qu'il a produit, ce qui l'anime, comment il procède. 174 pages splendides !
Si toute émue que j'étais lors de cette rencontre, j'ai oublié de prendre une photo de Paul Bloas, je n'ai pas oublié de faire dédicacer mon livre :
Le site de Paul Bloas.
L'exposition Les Saigneurs se déroule du 3 octobre au 7 décembre 2013 à Saint Gratien (95).
Un grand, grand merci à Paul Bloas que j'admire et qui m'a consacrée de son temps et à Laure-Anne de Dialogues d'avoir permis cette rencontre.
vendredi 13 juillet 2012
Fabienne Legrand - Un été au Cap-Ferret
Éditeur : Cherche Midi - Date de parution : Juin 2012 - 72 pages antimorosité!
Bobbie passe toujours ses vacances au Cap-Ferret où elle a ses habitudes. Snob, bobo, accro au boulot, maniaque et sur piles, elle est également culottée et irrésistible. Autre petit défaut, elle a tendance à considérer le Cap-Ferret comme son deuxième chez soi quitte à dépasser un peu (ou beaucoup) les bornes.
J’ai souri et rigolé à la lecture de ce très bel album ! Car non seulement Bobbie a le courage de faire ce que je pense secrètement quand je vais à la plage (délimiter un périmètre de 50 mètres dont sont exclues les moins de 30 ans à la fesse ferme et au sein haut) mais en plus, elle possède une franchise déconcertante ! Du coup, on lui pardonne facilement ses attitudes de snob pour mieux en rire ! Si l’œil est attiré en premier par le global dessiné en couleurs, on découvre d’autres petits détails ensuite dans l'arrière-plan en noir et blanc. Les situations sont piquantes et drôles ! Je ne lis pas souvent de BD et je ne suis pas une spécialiste pour en parler mais tout ce que je sais, c’est que j’ai passé un très, très bon moment !
Un livre drôle, anti-morosité à amener avec soi dans tous les Cap-Ferret régionaux pour mieux encore se délecter des situations croquées !
Les billets de Cathulu, Irrégulière, Leiloona, Stephie
samedi 24 septembre 2011
Manu Larcenet - Le combat ordinaire
Éditeur : Dargaud - Date de parution : 2010 - 208 pages et un coup de cœur !
Lassé de couvrir les évènements, Marco s’accorde une pause dans son métier de photographe. Trentenaire, il est en proie à de nombreuses angoisses. Il se cherche dans la fumée des pétards, les promenades solitaires ou chez son psy. Mais le combat ordinaire c'est aussi un chantier naval qui ferme et qui licencie à tours de bras, la guerre d’Algérie et la gangue de silence qui l’enveloppe, les difficultés sociales, la maladie d’Alzheimer, les relations père-fils, le deuil, ce que l’on appelle devenir adulte sans oublier l'amour et l'amitié.
Je sais, il s’agit de la première fois que je parle de BD sur ce blog. Pour la simple et bonne raison que je n’en lisais pas. Bien sûr, j’en ai feuilleté dans mon enfance (à cette époque reculée, l’enfance allait au moins jusqu’à 12 ans) mais depuis nada ! Et pour mon entrée dans ma quatrième décennie, Canel a décidé qu’il était plus que temps que je me replonge dans les bulles. Je ne peux que la remercier ! J'étais loin de m'imaginer qu' à la la lecture d'une BD on pouvait avoir une boule d’émotion dans la gorge. Ou que les dessins sont quelquefois plus parlants que les mots … et bien, j’ai eu tout faux! Mea culpa sept fois. Il s’agit d’un coup de cœur ! Les dessins, les textes dégagent autant de puissance qu’un roman et j’ai eu à plusieurs reprises les yeux embués. Mon préféré ? Le tome 3 pour lequel j’ai versé quelques larmes. La conclusion s'impose d'elle-même : ne jamais dire jamais...
vendredi 8 juillet 2011
Thierry Maugenest - Les rillettes de Proust
Éditeur : Points- Date de parution : Mai 2011 - 112 pages jubilatoires et instructives!
Vous avez décidé que la grande littérature française avait besoin de vous ou alors vous aimez écrire ? Stop, n'allez pas plus loin! Ce livre est pour vous ! Ses cinquante fiches conseils vous délivrent de précieux de conseils, les erreurs à éviter. Bous : le tout en faisant travailler les abdos car on glousse…
Sur un ton délicieusement jubilatoire, Thierry Maugenest nous donne toute les astuces pour devenir grantécrivain ( rien que ça!). Que faire quand la muse inspiration a déserté, comment choisir les mots justes (ceux qui ne sonnent pas faux à l’oreille) ou encore l’utilisation correcte et non alétaoire de la ponctuation… Autant de conseils distillés dans ces cinquante fiches. Et pour donner du courage au futur grantécrivain et le faire rire, il nous dévoile les coquilles de certains grands auteurs.
Délicieusement frais drôle, légèrement impertinent mais surtout intelligent, ce livre est un petit plaisir de lecture !
Et après la théorie, la pratique avec des exercices !
Les billets de Cathulu, laGrandeStef
vendredi 25 mars 2011
Hervé Lossec - Les Bretonnismes
Éditeur : Skol vreizh - Date de parution : octobre 2010 - 101 pages
Les Bretonnismes... Inutile de chercher ce mot dans votre dictionnaire, il n'y figure pas. Ce petit livre aurait pu également s'intituler " traité d'usage pour comprendre comment est ce qu'on cause par chez nous !".
Hervé Lossec nous livre ici non pas que des expressions traduites du breton et utilisées couramment en français, mais aussi l’histoire d’une langue. Cette langue apprise par mes parents avant le français a bercé mon enfance et ma jeunesse. De la même génération de l’auteur, ils parlaient breton devant nous pour s’entretenir de sujets d’adultes. Mais le cerveau à force d’être chatouillé par ces sonorités les a comprises. Et, au bout de quelques années, nous étions capables de comprendre une conversation. Les carottes étaient cuites pour mes parents...
Quand nous nous disputions avec mes sœurs, on nous disait d’arrêter de faire du reuz, qu’on était des tagnous ou des torr-penn. A l’école, on se moquait entre nous en faisant biz’ à la carrotte. On faisait attention de tomber (et je le fais toujours..), on n’était jamais fâché avec son voisin ou rarement…
Sans être une bretonnante, j’emploie des bretonnismes couramment : prendre les ribines, hopopop. Et je crois que mon mari continuera toujours d'aller faire de l’essence. Que voulez-vous, on a ça dans nos gènes…
La preuve, cours d’anglais entre les fififilles. "Comment tu traduis maman est fatiguée ? Tu dois le savoir, elle le dit souvent. Ah oui, et ne me réponds pas : Mum is skuizh ! "
Sans honte mais avec fierté, je continuerai à utiliser des bretonnismes. Une façon pour moi de rendre aussi hommage et justice à mon père : pour chaque coup de règle reçu sur les doigts quand il parlait breton à l’école...
Un livre drôle et très instructif !
lundi 27 décembre 2010
Georges Perros- Papiers collés
Quatrième de couverture :
Volontairement, paresseusement, éperdument, Georges Perros note. Bribes et morceaux ; fulgurations, colères, angoisse, apaisement, selon l'humeur, la lecture, le lieu, bref comme tout le monde vit : par moments, par éclairs, par éclats.
«... Pour ne rien perdre de cette incessante lecture, tout m'est bon - bouts de papier, souvent hygiénique, tickets de métro, boîtes d'allumettes, pages de livre. J'en suis couvert.» D'où aujourd'hui ces papiers distribués, collés, un livre - la chambre de l'esprit, mais à travers laquelle passe cet air de fête ou ce vent fou qui les a fait se détacher de la vie.
«... Pour ne rien perdre de cette incessante lecture, tout m'est bon - bouts de papier, souvent hygiénique, tickets de métro, boîtes d'allumettes, pages de livre. J'en suis couvert.» D'où aujourd'hui ces papiers distribués, collés, un livre - la chambre de l'esprit, mais à travers laquelle passe cet air de fête ou ce vent fou qui les a fait se détacher de la vie.
Comment et pourquoi avoir lu cet auteur? Parce que mon chanteur chouchou ( c'est à dire Miossec... pour ceux et celles qui l'ignorent encore) s’en inspire pour écrire certaines de ses chansons. Lors de ses concerts, il fait souvent référence à cet auteur venu s’installer à Douarnenez. Papiers collés ce sont ce sont autant de réflexions, de pensées sur l’homme, l’amour, la vie… Autant vous dire tout de suite que j’ai aimé ! Cette écriture m’a séduite et le contenu m’a comblée!
Saisir l’instant présent et l’écrire, Georges Perros l’a fait avec brio. Ce qui donne cette précision dans la concision des mots. J'ai picoré ces petites phrases couchées au gré des humeurs, alchimie qui donne toute une originalité à ce livre. Du sérieux au gai, de l’ironie à l’amour. On y réfléchit à ces mots griffonnés qui interpellent ou qui font sourire ! Que demander de plus ? Le deuxième et le troisième volume de ces papiers collés…tout simplement.
Le bonheur est un devoir, etc. Et puis quoi, encore ?
Aucun peintre n’a pris la mer.
L’ écriture a cette vertu de nous faire exister quand nous n’existons plus pour personne. De là sa magie, sa divine hérédité. Au comble du malheur de n’être plus aimé, sans qu’il y ait faute de part et d’autre, le seul acte d’ écrire qu’on n’est plus aimé soulage un peu (…)
mercredi 24 novembre 2010
Jean-Marie Gourio - Les nouvelles brèves de comptoir
Éditeur : Points- Date de parution : 12/11/2010 - 406 pages
Que ce soit le café du coin, l’estaminet ou le bar, on discute au comptoir. Pourquoi va-t’on prendre son café au zinc? C’est pour parler ! Accoudés au comptoir, on discute du temps, de la politique ou de l’actualité. On défait le monde et le refait. Devant un café ou un verre, les langues se délient. Et vous, vous en pensez quoi ? Chacun donne son point de vue, phrases spontanées ou réfléchies.
Des citations pleines de sens, de contre-sens ou de non sens, des phrases qui viennent droit du cœur, des pensées intimes ou des mots drôles. On sourit, on rigole ! Car oui, le zinc est un lieu social d’échanges ! Et, j'aime ses paroles, ses conversations de monsieur ou de madame-tout-le-monde attrapées en plein vol.
Autant de perles qui font travailler les zygomatiques ou qui prêtent à la réflexion. Un très bon moment de détente !
Pour tirer les élèves vers le haut, le mieux, c’est les cheveux !
Quand on est incinéré, on peut plus se retourner dans sa tombe.
Quand on bosse de nuit, c’est le jour qui tombe et la nuit qui se lève.
Le ciel y a des nuages et c’est tout, c’est du désert…
Le Ricard, c’est plein d’oméga 3.
Je regarde la Messe à la télé, et pour la communion, je prends un Tuc.
Les médailles d’or, ça vaut plus rien, on en donne même aux camemberts.
Et une dernière :
Les cafés, ça devrait être classé réserves naturelles ! ( et je dis oui!)
Je remercie les éditions Points pour ce livre.
Je remercie les éditions Points pour ce livre.
mardi 26 octobre 2010
Goupil & Douyé, Laetitia Aynié - Je veux l'homme parfait
Editeur : VENTS D'OUEST - Date de parution : 26/10/2010 - 71 pages
Quand Suzanne de chez les filles m’a proposé de recevoir cette BD, je n’ai pas su dire non à cause du titre. Eh oui, même si je n’ai plus 20 ans (mais presque le double) et que j’ai trouvé l’Homme qui me supporte, je me suis dit que c’était l’occasion de replonger dans les souvenirs.
Revenons en arrière, à ce temps où l’on rencontre l’Homme celui avec qui on décide de partager notre vie et donc notre quotidien. Le temps où l’on voit tout en rose et où l’on pense que la vie à deux n’est qu’un long fleuve tranquille. Stop !!! Très vite, on se rend compte que notre moitié n’est pas parfaite (mince !), on découvre les défauts (Comment ? Sa mère m’a dit qu’il n’avait que des qualités ? ) et un mot qui bercera les futures années : compromis.
Forcément, j’ai souri en lisant cette BD même si j’ai trouvé qu’il y a beaucoup trop de clichés et qu’elle tend vers la caricature. Par exemple : qui dit Homme dit foot, qui fit femme dit magasin de fringues.
Divisée en trois chapitres : comment ça fonctionne un homme, le dressage, les exercices pratiques, j’ai préféré la dernière partie ( où l’art de la carotte appliqué aux Hommes). Les illustrations sont dans l’esprit « girly ».
Une BD à lire évidemment au second degré et qui s’adresse à celles qui s’installent avec l’Homme parfait (laissons-les le croire, les désillusions viennent souvent trop vite).
Ah oui, pour celles qui persistent à croire que l’Homme parfait existe, dans ce cas la femme parfaite serait sur cette terre (ce qui n’est pas le cas…).
Merci à
lundi 2 août 2010
Carnaby Street : 1960 - 2010

Livre édité en un nombre d'exemplaires limité.
Présentation :
Carnaby Street: 1960 - 2010 est divisé en 6 thèmes intrigants : le temps, le lieu, la mort, la vie, le style et le son, remettant dans son contexte l'histoire de Carnaby dès ses premières origines du 16ème siècle à nos jours avec un accent sur les années 1960. Ces images sont recommandées par le célèbre photographe des années 1960 Philip Townsend et des entrevues exclusives avec des personnes qui ont vécu et travaillé dans Carnaby Street, y compris l’iconique Guitariste des Who, Pete Townshend.
Le livre est le travail des historiennes de la mode Judith Clark et Amy de la Haye. Elles ont organisé des expositions dans les grands musées internationaux, dont le V & A et le Mode Museum d'Anvers. Elles sont cogérantes des cours MA Mode Conservation au London Collège of Fashion, un des plus grands centres de l'éducation de la mode dans le monde. Ce livre comprend également des travaux en particulier commandés par le photographe et documentaire Syd Shelton ainsi que le graphiste et illustrateur John Morgan Alice Smith.
Carnaby Street: 1960 - 2010 célèbre le 50ème anniversaire de la rue la plus emblématique de Londres, en s'appuyant sur une multitude de photographies, d'expositions, d'archives et de faits documentés sur l'histoire de cette rue. Des années 60 à nos jours, on découvre Carnaby Street : une rue qui a été très influente dans l'élaboration du style britannique (rock, punk, gothique) et de la musique.
Un livre en forme de voyage dans le temps ! Des illustrations magnifiques et j’ai appris une multitude de détails sur cette rue et sur Londres. Au 17ième siècle, les maisons de ce quartier servaient à isoler les pestiférés loin de la population. Puis en 1854, lors de l'épidémie de choléra, les maisons abritèrent de retour les malades. Ce quartier a véhiculé l'image de la mort, image reprise par des joaillers qui ont eu l'idée de fabriquer des bijoux avec des têtes de mort...Et oui, les bijoux très prisés des mouvements Rocks, Punks et Gothiques ont leur origine à Carnaby Street.
Immersion totale et dépaysement garanti. J’ai pris plaisir à me plonger dans l’histoire de Carnaby Street !
Grande Fifille Ado , fan de Londres, a adoré et en parle beaucoup mieux que moi…
je vous laisse juger.
Dans ce magnifique ouvrage, on découvre la longue évolution de Carnaby Street ( ayant été à Londres, je peux ajouter que cette rue est vraiment belle, faite en pierre et pleines de superbes boutiques...). Mais dans ce livre, on ne parle pas que de l'évolution architecturale mais humaine aussi. Ainsi, dès 1670, on nous raconte avec précision l'arrivée des immigrants, les persécutions religieuses et civiles. Bref, on nous parle des londoniens.
On a réellement l'impression de visiter un musée car certaines photos en proviennent.
On y trouve ainsi des photos de vieux ouvrages anglais ( The painting Act, 1751), des murs avec des évènement classés dans l'ordre chronologique.
Au fil des pages, plus les années passent et plus on s’émerveille. On se cultive, on apprend beaucoup (d'où viennent les bijoux « tête de mort » par exemple) , on passe les siècles avec de magnifiques photos en tête. La mode (Fred Perry...), la musique ne sont pas en reste !
A travers les époques, on redécouvre Londres, un Londres que l'on connaissait vaguement avec ses musées, ses cathédrales, Buckingham et compagnie. On se met à connaitre un tout autre Londres, le Londres « pop », « hippie »
Enfin, après un superbe chapitre sur la musique (avec les grands groupes :The Kinks ou Sex Pistols), on arrive déjà à la fin et on se dit que peut-être, au cas où on aurait raté quelque chose, on devrait le relire ...
Je remercie Johanna de Sister pour m’avoir offert ce magnifique livre.
D’autres évènements en relation avec le 50eme anniversaire de Carnaby Street sont organisés...
Et quelques photos pour terminer en beauté :
© All Hulton Archive Getty Images


© Victoria and Albert Museum. Interior of John Stephens store, London, 1969

© Philip Townsend

© Carnaby Street :1960-2010
Qui n'a qu'une seule envie de retourner à Londres? Bibi et grande Fifille Ado !
samedi 10 avril 2010
Eva Ensler - Les monologues du vagin

Quatrième de couverture : J'ai parlé à des femmes vieilles, jeunes, mariées, célibataires, lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d'affaires, des prostituées, des noires, hispaniques, asiatiques. indiennes, blanches, juives. Au début, les femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu'elles étaient parties, ou ne pouvait plus les arrêter...
Un livre basé sur plus de deux cents témoignages pour parler d'un sujet, ô combien tabou, : comment les femmes s'imaginent , se représentent cette partie de leur corps. Les règles, les termes et diminutifs utilisés envers les enfants, la masturbation, la jouissance, le non plaisir, le viol, l'excision .... autant de sujets abordés.
Comme pour enlever tout notion de gêne, le ton est léger presque badin et on sourit ! Evidemment, il devient grave pour les sujets comme le viol.
Mon bémol : j'ai eu la sensation que certains des thèmes étaient survolés. Je regrette que l'auteur n'ait pas plus approfondi le sujet de l'excision, en donnant la parole à des femmes meurtries à jamais. Juste des chiffres et un article de journal, alors qu'un témoignage aurait été plus approprié à mon avis.
Le texte sur l'accouchement est très beau et m'a touchée ...
Un livre qui ouvre des portes sur quelques uns des aspects ... mais des éléments supplémentaires auraient été les bienvenus.
J'ai souri, j'ai rigolé, j'ai été émue ou indignée (eh oui ! Tout ça avec un si petit livre)
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