dimanche 4 septembre 2011

En septembre, tu seras contente!

Juste quelques dates :

J-3 avant de revoir Carole Martinez
J-8 avant la sortie du nouvel album de Miossec Chansons ordinaires
J-10 avant de rencontrer Eric Fottorino. Si ce blog existe toujours et parle de lectures c’est grâce indirectement à un livre de cet auteur !
J-26 avant le concert de Miossec au Vauban à Brest

Alors, heureuse en septembre? Oui!!!!!!!

samedi 3 septembre 2011

Tiens ça faisait longtemps...un peu de ciné!


Synopsis : On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants !Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échec qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre.

Scénario de Gilles Legrand et Delphine de Vigan. Avec Lorant Deutsch, Niels Arestrup , Anne Marivin, Patrick Chesnay, Valerie Mairesse.

Il y a longtemps que je n'avais pas parlé ciné. Pourtant depuis tous ces mois, j’ai vu quelques films mais celui-ci m’a marquée. Alors, juste quelques lignes dessus…
Sortir du ciné avec une grosse gorge dans la gorge et en n’ayant pas faim à plus de 20h00 signifie que j’étais remplie d’émotions ! Les interprétations de Loran Deutsch en fils humilié et celle de Niels Arestrup en père calculateur sont très bonnes. Dès le début du film, j'attendais  qu’enfin Martin dise à son père ce qu’il avait sur le cœur. Un père qui rejette son fils. Pire il l’ignore et le dédaigne. Paul de Marseul se croit tout puissant et pense pouvoir « acheter » le fils idéal, celui qu’il aurait aimé avoir. Ce fils idéal n’est autre que Philippe, le fils de son régisseur à qui il ne reste que quelques mois à vivre. Plus qu’un régisseur, un ami.Du moins c'est ce que l'on peut croire . Deux pères et deux fils. Paul n’a jamais laissé la moindre chance à  Martin. Il l’écrase, le considère comme un fardeau.

Alors, il y a des mots qui font mal et quand j’ai entendu en plus Bashung qui fait une reprise Des mots bleus, j’ai serré très fort mon mouchoir (sec). Je n’ai pas pleuré mais ce film m’a bien secouée…


Le billet d'Aifelle et celui de Géraldine notre pro de cinéma ! 

Florence Aubenas - Le quai de Ouistreham

Éditeur : Points - Date de parution : Septembre 2011 - 238 pages

Le sujet de ce livre est connu. Alors, je vais faire bref. En 2009, pendant six mois, Florence  Aubenas, 48 ans,  a laissé son emploi de journaliste pour s’immerger dans un autre monde. Six mois de terrain à faire des heures comme femme de ménage.

Je suis un peu agacée avec ce livre. Alors, non, je n’irai pas applaudir  Florence Aubenas pour avoir vécu six mois de petits boulots. Six mois de précarité. Non. Pourquoi ? Parce que je préfère garder mes applauidssemnt pour ceux qui le font toute leur vie ( ceux de mon entourage et ceux que j'ai pu rencontrés).
L’auteure parle de la crise de 2008 et y associe la précarité. Et là je dis stop ! Bien avant la crise de 2008, le précarité existait mais elle a évolué. Les CCD, les missions d'intérim sont devenus des heures de travail. 
Je n’ai rien appris avec  ce livre. Il suffit de sortir de chez soi, d’écouter les gens pour comprendre et de constater qu’à partir du vingt du mois, certains supermarchés dits de hard discount sont pratiquement vides.
Et là, je vais encore une fois de plus parler de ma propre expérience. Si vous voulez, vous avez le droit de zapper et de vous rendre au paragraphe en gras. Roscoff dans le Finistère : connu pour ses choux-fleurs  mais aussi pour ses ferrys. Une personne de ma famille y a travaillé plusieurs été durant ces études comme femme de ménage. Oui, tout est chronométré : tant de minutes pour  nettoyer une cabine entre débarquement et embarquement. Pendant ce temps là, j’étais à l’usine en 2/8 sur une chaîne de congélation. Cadence à suivre, 3 paires de chaussettes et des gants pour essayer de ne pas avoir froid. Debout tout le temps.   Et à la pause, remplir le seau d’eau chaude pour pouvoir y tremper ses bottes. Cinq étés puis les aléas de  vie ont fait que je me suis  retrouvée moi-même malgré mes diplômes en  situation précaire quelques mois.
Compter les centimes, se ronger les sangs quand une facture tombe et la solidarité qui existe entre personnes de galères… Florence Aubenas le raconte, je suis entièrement d’accord. Sans oublier Pôle emploi et certaines aberrations.
Mais, par moments, j’ai eu l’impression qu’elle découvrait cette vie. Comme si avant elle ne savait pas que c’était aussi dur pour certaines personnes. Voilà ce qui m’a agacée et choquée…
Par contre, ce livre a le mérite d'exister et de décrire parfaitement la vie de millions de français.  Un petit rappel : 8 millions de français survivent ( et le terme ne convient pas) avec 954 Euros par mois...
Le billet de Lucie qui renvoie à d'autres liens.