mercredi 21 novembre 2012

Qui veut gagner des livres saison 2012- épisode 4?

Me revoici avec des livres à gagner avec les éditions Points et pas n'importe combien ( ou n'importe quoi) ! 15 livre au total !

5 exemplaires de  Kampuchea de Patrick Deville

5 exemplaires de J'ai réussi à rester en  vie de Joyce Carol Oates dont Cathulu  ( connue également des services bloggesques sous le surnom de vilaine tentatrice) en a parlé hier ( ce qui vous fera des économies  en ces périodes d'impôts à payer, de cadeaux noël à acheter, de disette, de récession, de restriction budgétaire...à vous de choisir ce qui convient le mieux )

5 exemplaires de Jésusalem de Gonçalo M.Tavares
Vous pouvez jouer pour gagner un exemplaire des 3 livres. Soyons fou !

Mais il faut d'abord répondre  à quelques questions...

1°) Patrick Deville vient d'obtenir un prix récemment. Lequel et pour quel livre?

2°) Dans la série culturelle ce n'est parce qu'on habite en province, qu'il ne se passe rien, quelle expédition maritime partie de Brest est à l'honneur au Château ( de Brest, bien entendu) : 
l'expédition Lapérouse
l'expédition Kersauson
l'expédition de Bougainville

3°) Et enfin que serait un jeu sans une question sur Miossec ? (Gwen, Keisha, Aifelle , je ne veux rien entendre! ).
Miossec chanteur est également compositeur.
Citez-moi un artiste et un album sur  lequel de le nom de mon chouchou figure (un indice pour vous aider :  on a parlé récemment d'un album dont le chanteur tient debout on ne sait comment et qui n'a pas annulé sa tournée est archi connu)

Les conditions pour participer :
habiter en France métropolitaine, répondre correctement aux 3 questions, m'adresser par mail pour quel(s) livre(s) vous participez, votre adresse postale, avoir déjà laissé des commentaires sur ce blog ou en privé  et m'envoyer le tout avant le mardi 27 novembre midi.

Allez, et pour me faire plaisir égoïstement ( n'est ce pas ? ) une photo de Miossec :


Et chez Leiloona, c'est Noël  avant l'heure aussi ...

mardi 20 novembre 2012

Nathalie Démoulin - La grande bleue


Éditeur : Rouergue - Date de parution : Août 2012 - 205 pages lues en apnée !

En 1967,  Franche-Comté, Marie abandonne le lycée pour se marier. Elle habite chez les parents de son mari. Quelques mois plus tard, elle accouche d’une fille puis très vite d’un garçon. Son mari travaille à l’usine chez Peugeot, Marie l’y rejoindra.

Dès la naissance de son premier enfant en 1968, le désenchantement est rapide. Mari est cadenassée dans son existence. Son parcours jusqu’en 1978 retrace les illusions de cette jeune femme en proie à des rêves de liberté mariée trop vite jusqu’à son divorce.  Avec le travail à l'usine, son quotidien est calqué au rythme des cadences toujours plus  rapides à respecter, des grèves qui agitent les usines, de la  fatigue et de la peur de perdre son emploi. Sa vie est liée aux mouvements sociaux, aux évènements de cette décennie. Des lendemains de la guerre d’Algérie aux mariages mixtes, des grèves aux licenciements chez Peugeot à  la fermeture de Lip, du bonheur d’avoir son  appartements dans une  barre HLM aux  premières vacances à la mer, des luttes de la classe ouvrière à son propre combat pour mener sa vie de femme et gagner enfin son indépendance. Si la réalité lui a ôté ses utopies de jeunesse, Marie  a mené son propre combat, incessant et journalier. En équilibre sur le fil de sa vie,  avec sa folie douce, sans rêve de strass mais de liberté, elle représente des milliers de femmes. C’était il y a quarante ans, c’était hier,

Forcément, on pense à Annie Ernaux et à son livre Les années, à  Ouvrière de Franck Magloire car l'auteure nous restitue un pan de notre mémoire collective. 
L'écriture a un goût d'inédit (et c'est rare).  Sublime, maîtrisée et  poétique. Avec des phrases courtes, Nathalie Démoulin passe du "elle" au "on" pour allier la vie de Marie à celle de toute une classe. Roman social, intime  avec  des personnages vrais et touchants qui nous habitent longtemps.  Impressionnant.

On voudrait rester froide. Il parle de l'avenir. C'est beau l'avenir.  On y habite des maisons individuelles. Le pays tourne à l'énergie nucléaire. On est une femme réinventée.

Le billet de Kathel  (la tentratrice!)
 

lundi 19 novembre 2012

Colombe Schneck - La réparation


Éditeur : Grasset - Date Parution : Août 2012 - 212 pages et une impression d'inabouti

Je me disais c'est trop facile, tu portes des sandales dorées, tu te complais dans des histoires d'amour impossible, tu aimes les bains dans la Méditerranée et tu crois qu'une fille comme toi peut écrire sur la Shoah ?  Cette question Colombe Schneck se la pose dans ce roman où elle remonte la mémoire familiale. Durant les soixante-dix premières pages soit presque tiers, elle tourne autour du pot. Vais-je me lancer ou pas ? Dès la lecture du nom de l’auteur,  le souvenir d’un livre m’est revenu à l’esprit, récit autobiographique racontant une enfance dorée et luxueuse.  Ici aussi, Colombe Schneck ne peut s’empêcher à quelques reprises de placer des signes de richesse. Passons car là n’est pas le hic.   
Alors qu’elle est enceinte, sa mère Hélène lui demande de donner à l’enfant le prénom de sa défunte cousine Salomé. Hélène n’en dira pas plus ni mère Ginda . Elle accouche d’un garçon mais son deuxième enfant, une fille, portera ce prénom.  La famille maternelle  Juive est originaire de Lituanie, une famille réduite après la guerre. Ginda et Hélène n'en n'ont jamais parlé, sujet tabou sur lequel on a voulu tourner la page. L’auteure cherche à en savoir plus et découvre les faits. Trois générations déportées : la mère de Ginda, ses sœurs et leurs enfants  Seules les deux grandes tantes de l'auteure en sont revenues vivantes.  La vie de ses deux femmes a eu un coût, celui d'une horreur inimaginable mêlant sacrifice et sens de la famille. 

En  tant que  lectrice et mère, j'ai été émue, interpellée par l'épreuve où sont passées ces deux femmes mais il il  se dégage de ce livre une impression générale de confusion. Si l'on y retrouve des thèmes liés à la Shoah sur la transmission, la peur de voir ressurgir le malheur, je me suis posée la question de savoir quelle était la  finalité de ce roman-témoignage.   En remontant le temps ou en affrontant la réalité, chacun est confronté à  des drames dans sa famille. Mais écrire demande du style, un talent  pour le raconter et intéresser le lecteur.  Je me suis posée la question sur la finalité de ces pages. Purement cathartique ?  
Je n’ai pas la réponse mais il me reste  le sentiment d’un livre inabouti à l'écriture banale où l'auteur n'arrive pas à trouver sa place.