samedi 29 juin 2013

George Eliot - Silas Marner


Éditeur : Archipoche - Date de parution : juin 2013- Traduit de l'anglais par Auguste Malfroy - 278 pages et un avis très mitigé.

Avec le mois anglais, j'avais décidé de m'attaquer au moins à livre considéré comme un classique ou de découvrir un auteur ayant ce statut honorifique. C'est chose faite...

Tisserand, Silas Marner a été trompé par son ami le plus cher. Blessé, il décide de partir et de s'installer  à Raveloe un petit village de la campagne anglaise. Solitaire, il travaille et accumule de l'argent auquel il voue un attachement. L'or le rassure, ses pièces gagnées lui procurent satisfaction et bonheur. Godfrey le fils aîné du notable de Raveloe se trouve dans une situation peu confortable. Il s'est marié à une fille de la rue avec qui il a eu une bébé et son frère Dunsey le fait chanter. Or le père de Godfrey attend impatiemment q'il fasse sa demande en mariage à Nancy Lammeter. Dunsey tue par dans un accident le cheval de son frère qu'il a déjà vendu et vole l'argent de Silas Marner. Lorsque ce dernier s'en rend compte, personne ne pense imaginer que Dunsey étant fils de notable soit à l'origine de ce vol. Silas Marner fait son entrée pour ainsi dire dans le vie de village. Peu de temps après, un soir, le tisserand trouve devant sa porte un bébé...

L'intrigue n'est pas l'élément le plus important de ce roman qui dresse le portait de l'Angleterre du XIX siècle, une Angleterre rurale avec ses classes sociales. Si je me suis  laissée porter par le charme suranné de ce livre, il n'en demeure pas moins que les considérations religieuses et morales m'ont assommée. Et il y a en a. Beaucoup. De trop même. Et près avoir tourné la dernière page, je suis restée sur ma faim...

Au final, j'ai envie de dire tout ça pour ça. Mouais...



vendredi 28 juin 2013

Laura Esquivel - Vif comme le désir


Éditeur : Folio - Date de parution : avril 2013- Trauit de l'espapnol (Mexique) par Frédéric Eugène Illouz - 217 pages d'une écriture sensorielle et charnelle !

Mexique, Jubilo issu d’une famille de condition modeste épouse Lucha une jeune fille d’une classe sociale aisée. Jubilo qui toujours été passionné par les télégraphes en fait son métier. Mais le couple vivote et Lucha a du mal à s’habituer à ce changement de conditions. Jubilo possède comme un sixième sens,  il devine les pensées des autres, les ressent. De sa grand-mère maya, il a hérité une sensibilité particulière. Si l'amour de Jubilo et de Lucha semble être le plus fort, l’argent et ce don précieux vont les conduire à divorcer.

Quel plaisir de relire Laura Esquivel que j’avais découverte avec Chocolat amer ! Ici point de cuisine, mais la communication est au centre de ce livre. L’auteure avec sa plume toujours aussi poétique et sensorielle, nous fait pénétrer dans un univers où les mots codés en morse, un frisson, un corps qui se raidit , une danse langoureuse sont aussi précieux que les paroles. Dans un Mexique qui n’a fini de panser ses plaies, l’histoire de Jubilo devenu vieux, aveugle et dont sa fille s’occupe résonne avec des réflexions intéressantes sur l’aspect matériel et financier. Sur celui que nous lui donnons, les priorités que nous nous fixons dans une vie.
Sa fille veut comprendre la raison du divorce de du divorce de ses parents cinquante ans plus tôt alors qu'il s'aimaient passionnément. Un roman à déguster, pertinent et délicieux par son écriture !

Ecrites, parlées ou chantées, les parole qui qui sortent de de notre corps volent dans l'espace. D'autres voix avant nous les avaient prononcées. Elles se chargent de leur écho, voyagent dans les airs, elles s'imprègnent de la salive d'autres bouches, des vibrations reçues par d'autres oreilles, des battements de milliers de cœurs. S’insinuant jusqu'au centre de la mémoire, elle attendent tranquillement qu'un nouveau désir les réanime et les charge d'énergie amoureuse. 

jeudi 27 juin 2013

Fanny Salmeron - Les étourneaux


Éditeur : Stéphane Million éditeur - Date de parution : Janvier 2013 - 109 pages de poésie et d'humour ! 

Des attentat sont  perpétrés à Paris, un astéroïde menace d’entrer en collision sous peu avec la terre : un air de fin du monde plane. La confusion et la peur gangrènent lentement les gens. Brune Lodka et Ari, trois amis , décident de passer la frontière et de se réfugier à la campagne afin d’être en sécurité.

Entre fable et conte, ce petit roman est surprenant ! D’emblée Fanny Salmeron surprend et nous entraîne dans une histoire où la fantaisie et l’humour sont omniprésents. Loin de tout stéréotype conventionnel, même le chien Ferdinand nous livre ses pensées tandis que Brune et ses amis à chemin jeunes adultes baignées d’insouciance et de rêveries s’amusent à occupent le temps comme ils le peuvent. Est-il trop tard pour faire le pas et  découvrir de visu une personne avec qui on a échangé 14032 sms, 523 mms, 1925 mails, 14 lettres, colis et cartes postales et 26 h heures au téléphone en quelques mois ? Et sous des airs légers, des questions plus profondes s’invitent.

Un petit roman bourré de charme, de cette fantaisie comme je les aime ! Une très  jolie découverte !

Parce que dans la solitude,  il y a toute la place pour se dire "j'ai la trouille". Alors on se colle. On s'agrippe. Surtout ne pas trébucher. Ne pas quitter la meute.

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