Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de fin d'année et je vous dis à bientôt ! Et cette fois, je ne reviens pas dans deux ans...promis !
lundi 24 décembre 2018
vendredi 21 décembre 2018
Christophe Boltanski - Le guetteur
Editeur : Stock - Date de parution : Août 2018 - 288 pages
Après le décès de sa mère, le narrateur aidé par sa soeur entreprend de vider son appartement. Dans ce capharnaüm où sa mère vivait recluse, il découvre des carnets et plusieurs manuscrits de polar que sa mère, grande lectrice du genre, avait commencé à écrire. Que sait-il au juste de sa mère qui était mutique sur son passé ? Obsédé par le besoin de comprendre qui elle était vraiment, il mène ses propres recherches.
En parallèle, Christophe Boltanski remonte le cours du temps jusqu'aux événements liés à la guerre l’Algérie. D étudiants distribuant des tracts à un réseau clandestin de soutien au FLN, se peut-il que sa mère, elle-même étudiante à l'époque, ait joué un rôle dans l'opposition à cette guerre ?
Tel un enquêteur, il explore des pistes et les contours de cette figure maternelle prennent forme peu à peu dessinant une femme énigmatique et tourmentée par ses propres peurs.
Si j'ai trouvé intéressant le récit lié à la guerre d'Algérie ( l'auteur nous plonge dans les faits de manière très réaliste), j'ai eu tendance à me perdre dans les multiples chemins empruntés par le narrateur. Et surtout je me suis sentie mal à l'aise comme si j'observais à la dérobée la vie de cette femme, l'inventaire de son appartement m'ayant particulièrement dérangée. Dommage...
Je m'abandonnais des heures durant à la lecture de ses papiers comme s'ils étaient transcrits en langage codé. En cherchant désespérément un motif dans son tapis de signes, je me rendais compte du caractère chimérique de mon entreprise, de la folie de me substituer à un auteur quel qu' il soit, et d'imaginer un récit qu'il n'écrirait jamais.
Le billet de Cathulu (qui a aimé ce roman).
Lu de cet auteur La cache
Après le décès de sa mère, le narrateur aidé par sa soeur entreprend de vider son appartement. Dans ce capharnaüm où sa mère vivait recluse, il découvre des carnets et plusieurs manuscrits de polar que sa mère, grande lectrice du genre, avait commencé à écrire. Que sait-il au juste de sa mère qui était mutique sur son passé ? Obsédé par le besoin de comprendre qui elle était vraiment, il mène ses propres recherches.
En parallèle, Christophe Boltanski remonte le cours du temps jusqu'aux événements liés à la guerre l’Algérie. D étudiants distribuant des tracts à un réseau clandestin de soutien au FLN, se peut-il que sa mère, elle-même étudiante à l'époque, ait joué un rôle dans l'opposition à cette guerre ?
Tel un enquêteur, il explore des pistes et les contours de cette figure maternelle prennent forme peu à peu dessinant une femme énigmatique et tourmentée par ses propres peurs.
Si j'ai trouvé intéressant le récit lié à la guerre d'Algérie ( l'auteur nous plonge dans les faits de manière très réaliste), j'ai eu tendance à me perdre dans les multiples chemins empruntés par le narrateur. Et surtout je me suis sentie mal à l'aise comme si j'observais à la dérobée la vie de cette femme, l'inventaire de son appartement m'ayant particulièrement dérangée. Dommage...
Je m'abandonnais des heures durant à la lecture de ses papiers comme s'ils étaient transcrits en langage codé. En cherchant désespérément un motif dans son tapis de signes, je me rendais compte du caractère chimérique de mon entreprise, de la folie de me substituer à un auteur quel qu' il soit, et d'imaginer un récit qu'il n'écrirait jamais.
Le billet de Cathulu (qui a aimé ce roman).
Lu de cet auteur La cache
mercredi 19 décembre 2018
Chantal Pelletier - Cinq femmes chinoises
Editeur : Folio - Date de parution : 2014 - 160 pages
Malgré le titre, il ne s’agit pas de nouvelles mais d’un roman qui met en scène cinq femmes chinoises . Elles sont amies, de la même famille ou encore vont être amenées à se rencontrer par le biais du travail. Toutes ont fait des sacrifices. Femmes battantes et courageuses qui ont souvent serré des dents face aux mauvais coups d’un père ou d’un mari, du destin. Elles ont laissé derrière elles une enfance difficile souvent synonyme de pauvreté et quelquefois un enfant.
Ce roman choral est écrit au couteau. Avec une écriture concise quelquefois même un peu sèche, Chantal Pelletier va droit au but et les phrases claquent.
Ces femmes veulent s'affranchir de leur passé, gagner plus, être libre d’aimer une autre femme, être considérées pour ce qu’elles ont bâti ou accompli. A travers ces histoires imbriquées sur des période différentes, elle nous dépeint également sans concession ce pays en pleine mutation avec ses changements politiques, économique et sociaux.
Des ascensions vertigineuses loins d'êtres simples ou simplistes, totalement prenantes. Le réalisme qui s'en dégage est frappant.
Un livre lu d'une traite que j’ai beaucoup, beaucoup aimé. C’est une très belle découverte.
Mei se jure qu'elle saura profiter, elle. Elle mordra ceux qui oseront se mettre en travers de sa route, elle ne fera pas partie du troupeau des vendues.
Les billets de Kathel, Séverine, Sylire , Zazy.
Malgré le titre, il ne s’agit pas de nouvelles mais d’un roman qui met en scène cinq femmes chinoises . Elles sont amies, de la même famille ou encore vont être amenées à se rencontrer par le biais du travail. Toutes ont fait des sacrifices. Femmes battantes et courageuses qui ont souvent serré des dents face aux mauvais coups d’un père ou d’un mari, du destin. Elles ont laissé derrière elles une enfance difficile souvent synonyme de pauvreté et quelquefois un enfant.
Ce roman choral est écrit au couteau. Avec une écriture concise quelquefois même un peu sèche, Chantal Pelletier va droit au but et les phrases claquent.
Ces femmes veulent s'affranchir de leur passé, gagner plus, être libre d’aimer une autre femme, être considérées pour ce qu’elles ont bâti ou accompli. A travers ces histoires imbriquées sur des période différentes, elle nous dépeint également sans concession ce pays en pleine mutation avec ses changements politiques, économique et sociaux.
Des ascensions vertigineuses loins d'êtres simples ou simplistes, totalement prenantes. Le réalisme qui s'en dégage est frappant.
Un livre lu d'une traite que j’ai beaucoup, beaucoup aimé. C’est une très belle découverte.
Mei se jure qu'elle saura profiter, elle. Elle mordra ceux qui oseront se mettre en travers de sa route, elle ne fera pas partie du troupeau des vendues.
Les billets de Kathel, Séverine, Sylire , Zazy.
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