vendredi 27 janvier 2012

Ron Hansen - Une irrépressible et coupable passion

Éditeur : Buchet Chastel - Date de parution : Janvier 2012 - 347 pages et un très bon moment de lecture !

New-York, 1927, Albert Snyder est retrouvé mort, sa femme Ruth ligotée et bâillonnée. Dès leur arrivée sur les lieux, les policiers constatent qu’un certain nombre d’éléments ne collent pas. Inspiré d’une affaire réelle qui défraya à l’époque la chronique, Ruth avait prémédité avec son amant Judd Gray le crime de son mari. Comment  Judd Gray marié et père de famille a-t’il pu se laisser piéger par Ruth ?
Avertissement : si vous êtes amateur ou fan de l’Amérique des années folles, vous allez vous régaler !
Ruth est une très belle femme consciente de ses charmes dont elle n’hésite pas à tirer partie. Elle s’ennuie dans son couple. Albert plus âgé qu’elle n’a guère d’estime pour elle. Seule leur fille Lorraine âgée de neuf ans est une source de joie.  Elle rencontre par hasard Judd Gray un homme séduisant vendeur de gaines féminines. Ruth n’en est pas à son premier adultère et son mari n’est pas dupe. Mais Judd est un homme qui  a des principes.  Si Ruth va le séduire, elle va également se montrer persuasive dan son rôle de femme battue. Petit à petit, elle devient l’unique source de désirs et  de pensées pour Judd. Ruth est toujours à la source de rendez-vous improvisés et elle finit par exercer une totale emprise sur son amant. Femme fatale et manipulatrice, avec un côté presque naïf et attendrissant, Ruth mène Judd par le bout du nez.  Ron Hansen laisse la parole à Ruth et à Judd. Les détails plongent le lecteur dans cette Amérique des années  vingt et ce roman est captivant !
Une fois commencé, j’ai eu du mal à le lâcher ! Le destin des deux amants est raconté avec  glamour, sensualité, précision et humour ! Un vrai bon moment de lecture pour ce livre à la construction impeccable !
Dans ses mémoires, Judd écrivit plus tard : "Quand à la situation chez moi, nous avions atteint ce stade qu'atteignent tant de couples mariés.Nous nous laissions porter par le courant. Mon écrasant sentiment de culpabilité me tenait éveillé nuit après nuit, à m'évertuer à résoudre le problème, jusqu' à ce que l'épuisement ait raison de moi; à me jurer de mettre un terme à tout ça. Je n'avais pas concience d'être intoxiqué à ce point par cet amour obsessionnel qui, en fin de compte, allait refermer sur moi son étreinte mortelle".

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