lundi 27 mai 2013

Ilaria Gremizzi - Les nigauds de l'oubli et autres saloperies


Éditeur : Castor Astral - Date de parution : Mai 2013 - 262 pages qui sortent des sentiers battus !

Comment vous parler de cet OLNI littéraire ? Parce qu’il s’agit livre truculent, iconoclaste, pétillant, drôle et sensible. Et si c’est un roman à l’envers, plein de ratages, de fautes, de maladresse, de trucs qui se passent malgré nous, il y aussi Lily la narratrice âgée de treize ans. Habitant dans un petit village S*. près de Milan où rien ne se passe avec son père Ronny coiffeur de profession  et Jeanne sa belle-mère. Si tout commence par la mort de Voltaire, le chat de Lily, on découvre les pensées, le quotidien de cette jeune fille dans une famille un peu barrée. Entre son père dont l’arrivée des visagistes est un désastre pour son commerce (ce qui ne l’empêche pas de  s’intéresser de très près aux extra-terrestres), sa belle-mère à la taille de guêpe (à en être complexée quand on est un peu enrobée comme Lily), et Franz un inconnu hébergé chez eux qui ne sort jamais et dont Lily va apprendre pourquoi il se cache, on ne s’ennuie pas une seule seconde ! Pourtant ce roman ne recèle pas d’aventures. Cette vie morne racontée par Lily qui fait des digressions, expliquant le pourquoi de certains points avec un franc-parler prend une autre dimension. Elle ferre le lecteur et là impossible de lâcher ce livre ! 

On pourrait croire que l’on va se perdre dans des dédales mais l'auteure mène sa barque en  jouer avec nous et avec les mots grâce à un mélange de fraîcheur,  une écriture étonnante et savoureuse !Surprenant sous bien des aspects, ce livre sort des sentiers battus et  je me suis régalée ! Une tranche de vie où les questions, les préoccupations des plus anodines aux plus sérieuses de Lily m’ont fait rire et émue.
Malgré un  petit bémol concernant le rythme qui s’essouffle un peu avant la fin, je dis bravo car  Illaria Gremmizzi dont le français n'est pas la langue natale bouscule les conventions littéraires et c’est réussi.
Même s'il n'est pas parfait, j'ai pris un immense plaisir à le lire ! Rien que les notes de bas de page valent le détour ( et sachez en passant que j’adore la brandade de morue…).

Malgré tout Jeanne était mieux que rien. Parmi ses qualités, il y avait la fait qu'elle adorait parler :  elle avait compris que c'était uns stratégie fondamentale de survie.Ce n'est pas donné à tout le monde. Ronnie, lui, était un mauvais parleur, c'est pour ça q'il risquait de crever plus vite.

Les billets de Brize, Cachou, Keisha




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