dimanche 18 avril 2010

Jeu d'écriture... nous sommes tous des poètes

Vingt titres de poèmes extraits de divers recueils de Pierre Reverdy : Voix dans l’oreille, Temps de mer, Sans savoir où, Quand on n’est pas de ce monde, Voyage en Grèce, La parole descend, Tambour battant, Mille murmures dans le rang, Lumière rousse, De la pierre à l’eau, L’ombre du souffle, La vitre au cœur, Grain blanc, Horizontal et tout est dit, Art moderne retouché, Le cercle ténébreux, Le poids de l’air, Les hommes intraitables, Chauffage central, A l’aube le veilleur.

Aujourd'hui, Gwen nous propose d’utiliser ces titres (au moins quinze sur les vingt… euh après réclamation de Constance, une dizaine c’est déjà bien…) pour écrire, à notre tour, un poème libre ou rimé, en alexandrins.

Pas poète pour deux sous, je me suis très, très largement inspirée d'une chanson de Miossec pour y quelques titres....

De peur que tout s’écroule,
Je n’ai rien dit, je n’ai rien fait,
Je me suis coulée dans le moule,
Sans savoir où tu m’emmenais.
J’ai enseveli tous me souvenirs,
Pour ne plus te voir partir.
J’ai tenté de m’effacer,
Mais sans savoir où tu étais, je me suis fracassée.
Seul le son de ta voix dans mon oreille
Donnait espoir à ma pauvre carcasse frêle.
Je me suis noyée dans le canapé
Avec mon verre comme seule bouée.
Même à l’aube le veilleur s’était barré.
Par temps de mer, je suis devenu cheval couché
Qui ne peut plus se relever.
La vitre au cœur s’est fêlée sous le poids des regrets.
Juste le poids de l’air pour mourir,
Je t’ai abandonné pour ne plus souffrir,
Pour ne plus te voir partir.
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