jeudi 25 février 2010

Sylvain Trudel "Du mercure sous la langue"



Frédéric a seize ans mais il n’a plus l’avenir devant soi. Un cancer à la hanche le ronge, prend sa vie un peu plus chaque jour. Hospitalisé depuis des mois, il partage sa chambre, sa garçonnière, avec d’autres adolescents malades.
Poète dans l’âme, il crie sa révolte contre Dieu, contre sa maladie, et contre son sort, mais il fait preuve d’une lucidité implacable. Avec cynisme ou humour, Il dénonce l’hypocrisie, le ballet des visites de politesse car il n’a plus le temps. Entre le constat ce qu’il ne vivra jamais, il envisage et se prépare à sa mort inéluctable. Entouré de l’amour de toute sa famille, Frédéric dédramatise devant eux pour qu’ils puissent se projeter dans le futur.

Un livre très dur. J’ai dû m’interrompre dans ma lecture, la laisser pendant quelques jours car j’en étais trop bouleversée et révoltée ! Parce que ce n’est pas un âge pour mourir… parce qu’être enlevé à la vie avant d’avoir profité de sa jeunesse est ignoble.
Un livre poignant par toutes les facettes abordées et qui se révèle être bien plus qu’une leçon de vie.

« En tout cas devant moi, qui soient-ils, les gens prennent leur air coupable de lendemain de péché, vu qu’à leurs yeux je suis une innocente victime et qu’ils ont la générosité d’être santé, mais ça cloche toujours un peu (…) »

Les avis d’ Yvon , et de Sylire également.
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