lundi 1 février 2010

Paolo Giordano "la solitude des nombres premiers"



Avertissement : quand vous commencerez à lire ce livre, vous ne pourrez plus vous en détacher. Vos enfants pourront crier qu’ils ont faim, votre mari vous demander pour la quinzième fois où se trouve tel papier… Vous règlerez la situation en deux coups de cuillères à pot : jambon-pâtes et vous sortirez de la pochette (celle où s’est inscrit en lettres capitales : facture eau) le fameux papier. Tout le monde est content ? Même si ce n’est pas le cas, vous baisserez le store du bureau des réclamations en vous enfermant dans votre chambre. Ca y est, vous pouvez vous replonger dans votre lecture en vous voulant d’avoir abandonné quelques instants Mattia et Alice.

Que dire ? Si ce n’est que c’est un livre magnifique où Mattia et Alice sont deux écorchés vif, blessés dans leur chair et dans leur âme. Ils vont se rencontrer au détour de l’adolescence, fragiles, meurtris, isolés et se servant de leur différence comme une barrière envers les autres.
Alice utilise l’anorexie pour se venger et Mattia se mutile pour se punir. Ils vont grandir, unis par une amitié qui ressemble à un amour impossible. Comment s’exprimer ? Comment dévoiler ses sentiments ? Devenus adultes, murés dans leur carapace, prisonniers de leur souffrance, ils se perdront de vue puis se retrouveront.

Une écriture qui se fait sensible ou violente … un livre tout simplement bouleversant sur la différence, les émotions et sur le corps devenu réceptacle des souffrances.
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